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Portrait

Charles, du bac ES à HEI : “L’accompagnement des profs est un énorme plus”

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Charles, étudiant à HEI. // © Photo fournie par le témoin
Charles, étudiant à HEI. // © Photo fournie par le témoin

Après une première étape étudiante en Allemagne, Charles, 21 ans, a décidé de revenir en France pour suivre des études d'ingénieur. Son objectif : acquérir une double compétence, technique et commerciale.

Féru de mathématiques mais élève moyen en physique, Charles choisit la filière ES car elle offre l'avantage d'être généraliste. “À l'époque, je m'imaginais entrer à Sciences po, se souvient l'étudiant. J'adorais l'histoire, mais, en terminale, les cours d'économie m'ont un peu lassé.” Ce fan de sciences change alors son fusil d'épaule et décide, une fois son bac en poche, de partir en Allemagne pour préparer un Bachelor ingénieur commercial.

D'origine allemande, le jeune homme suit les conseils de son père, pour qui avoir un excellent bagage technique est indispensable. Charles rejoint en 2013 le KIT (Institut de technologie de Karlsruhe), après une sélection drastique. “Je me suis retrouvé, seul Français, dans une formation très compétitive, aux côtés d'étudiants issus de filières scientifiques”, raconte Charles, qui doit abandonner sa formation au bout de quelques mois, suite à des problèmes de santé.

Des choix restreints avec un bac ES

Après une année sabbatique passée à voyager, Charles revient en France. Et sur les conseils de son père, s'oriente vers une formation d'ingénieur. Il s'inscrit sur APB et voit plusieurs portes se fermer, car il n'est pas “néobachelier”. “Ajoutez à cela un bac ES, et les choix se sont énormément restreints”, regrette-t-il. Au fil de ses recherches, il s'inscrit à HEI, à Lille (59), qui accepte chaque année quelques profils ES.

À la rentrée 2015, il intègre l'école d'ingénieurs en première année du cycle préparatoire. Dans sa classe, les élèves ont soit un bac STI2D, soit un bac ES. “Pour compenser nos lacunes, nous avons plus d'heures de cours que les autres étudiants, explique Charles. Le programme est donc très riche et le travail est intense, notamment en physique en ce qui me concerne. Mais les profs en ont conscience et sont vraiment là pour nous accompagner.”

Ses conseils. “Les premiers mois sont difficiles car certaines matières, à l'image des sciences de l'ingénieur, sont totalement nouvelles. Il faut donc être prêt à travailler plus que les autres pour rattraper ce retard et être sûr de soi pour ne pas se démotiver. Mais malgré vos lacunes dans les matières scientifiques, votre parcours sera toujours une richesse. Mon bac ES m'a rendu plus sensible aux sujets de société que mes camarades venus de la filière S.”

Le parcours de Charles
2013 : bac ES, lycée Pascal, Paris (75).
2013-2014 : Bachelor ingénieur commercial, KIT (Institut de technologie de Karlsruhe, Allemagne).
2014-2015 : année sabbatique.
Rentrée 2015 : HEI Lille, en première année du cycle préparatoire.

Pour aller plus loin : Classement des écoles d'ingénieurs : comment ils ont choisi leur école / Entrer en écoles d’ingénieurs après le bac : portrait-robot du parfait candidat / Admissions parallèles : entrer dans une grande école sans passer par la prépa

Sommaire du dossier
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