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Portrait

Norman, du bac STI2D à Polytechnique : “Travailler d’arrache-pied… sans sacrifier la vie associative”

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Norman, étudiant à l'École polytechnique. // © École polytechnique
Norman, étudiant à l'École polytechnique. // © École polytechnique

Norman, 21 ans, fait partie des rares étudiants ayant rejoint l'École polytechnique sans être détenteurs d'un bac scientifique. Le jeune homme s'attend à devoir redoubler d'efforts pour tenir le rythme, mais espère bien pouvoir conserver du temps pour la vie associative.

Avant de préparer les concours d'accès aux écoles d'ingénieurs, Norman n'avait jamais entendu parler de l'École polytechnique. Le jeune homme a finalement rejoint la prestigieuse école d'ingénieurs sans passer par la case “bac S”. “En seconde, je me débrouillais bien mais mon niveau en physique n'était pas suffisant pour intégrer la filière scientifique”, explique-t-il.

Ses profs lui conseillent alors de rejoindre la première STI2D du lycée. “L'établissement était très exigeant, se souvient-il. Si je voulais poursuivre en S, je devais quitter le lycée.” Norman écoute ses enseignants et obtient 2 ans plus tard son bac technologique avec mention bien. “J'ai tout de suite aimé les matières techniques, telles que l'électricité, la mécanique, raconte-t-il. Ce qui a été ma force.”

Une fois son bac en poche, il rejoint une CPGE (classe préparatoire aux grandes écoles), filière TSI (technologie et sciences de l'ingénieur). Le cursus est réservé aux bacheliers STI2D et STL. “Les premières semaines ont été compliquées en physique et en maths, mais j'ai très vite trouvé une méthode de travail efficace, qui m'a permis d'obtenir d'excellents résultats.” Grâce à un travail régulier, au soutien de ses profs et à des moments dédiés à des activités extrascolaires, Norman vit “très bien” ses années prépa.

L'X, pour son esprit campus... et sa solde

Quand vient le moment des concours d'entrée en écoles d'ingénieurs, sur les conseils de ses enseignants, le jeune homme vise haut : l'École des mines de Paris, l'École des ponts ParisTech, l'X (Polytechnique) et CentraleSupélec. Admissible partout, il se rend à Paris pour passer les oraux. "C'est la visite des campus qui a fait la différence, avoue-t-il, séduit par les grands espaces de Polytechnique, la plaquette des étudiants... Et le fait de recevoir chaque mois une solde. “Je suis élève boursier, alors être payé pour faire mes études est un gros atout, histoire de soulager financièrement mes parents.” À la rentrée 2015, il rejoint donc le plateau de Saclay, en Essonne.

Après la formation militaire d'une durée de 1 mois, il a enchaîné sur une période de stage dit civil : pour plusieurs mois, il travaille au sein d'un centre de réinsertion pour personnes sans diplôme. Côté formation, il ne s'est donc pas encore confronté au niveau de ses camarades issus des meilleures CPGE de France. “J'appréhende le début des cours, concède Norman. Une amie de prépa a intégré l'ENSTA ParisTech et elle souffre beaucoup, surtout en maths. Je suis prêt à bosser énormément. À condition tout de même de pouvoir conserver une vie associative épanouissante.”

Ses conseils. “Si détenir un bac S pour intégrer une école d'ingénieurs n'est pas une obligation, il faut en revanche être prêt à fournir de gros efforts pour rejoindre cette formation. Je pense que les lycéens dans mon cas doivent avoir en tête qu'une fois en école, il devront travailler un peu, voire beaucoup, plus que leurs camarades issus de CPGE générales et de série S.”

Le parcours de Norman
2013 : bac STI2D, lycée Gustave-Eiffel, Bordeaux (33).
2013-2015 : prépa TSI, lycée Louis-Rascol, Albi (81).
Rentrée 2015 : École polytechnique.

Pour aller plus loin : Classement des écoles d'ingénieurs : comment ils ont choisi leur école / Entrer en écoles d’ingénieurs après le bac : portrait-robot du parfait candidat / Admissions parallèles : entrer dans une grande école sans passer par la prépa

Sommaire du dossier
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