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Reportage

"Girls can code!" : des collégiennes et lycéennes apprenties développeuses

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VIDÉO. Ambiance studieuse à l’école d’ingénieurs EPITA en ce mardi 11 février, journée internationale des filles et des femmes de sciences. Une dizaine de collégiennes et lycéennes ont participé au dispositif "Girls can code!", un stage de deux jours pour découvrir les bases du code informatique. L’Etudiant est allé à leur rencontre.

"Vous pouvez vous amuser à faire des combinaisons en mettant des ‘if’ dans des ‘if, attendez je vais vous montrer." Au premier abord, difficile de comprendre le jargon utilisé dans cette salle de classe de l'école d'ingénieurs EPITA. Et pour cause, pendant deux jours, treize collégiennes et lycéennes âgées de 12 à 17 ans ont fait le pari de devenir développeuses. Ce stage, organisé par l’association étudiante Prologin, à l'occasion de la journée internationale des femmes et des filles de science, le 11 février, doit leur permettre de percer les mystères du code informatique.

"On découvre ce qu’il se passe derrière un ordinateur"

Pas besoin d’être un expert pour comprendre le fonctionnement d’un ordinateur. En seulement quelques heures, les élèves ont réussi à créer leur propre programme informatique, et ce de manière très ludique. "Je travaille sur une sorte de radio qui permet d’envoyer des messages à d’autres ordinateurs via un micro:bit. C’est un petit boîtier qui affiche les différents messages lumineux qu’on lui transmet. Je ne pensais pas que je serai capable de faire tout ça !" s’exclame Charlotte, 14 ans.

À ses côtés, Maayane, 15 ans, est tout aussi enthousiaste. "J’ai trouvé ça super intéressant de découvrir ce qui se cache derrière un ordinateur. Une fois qu’on a pris le coup de main, ce n’est pas très compliqué", affirme l’élève de terminale.

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Sensibiliser les filles aux métiers du numérique

Au-delà de la découverte du code informatique, "Girls can code!" est aussi l’occasion de sensibiliser les collégiennes et lycéennes aux métiers du numérique. Un domaine qui peine à attirer les filles. "Lorsque j’étais au lycée, j’ai été poussée par mes professeurs à ne pas faire d’informatique", regrette Arielle, en troisième année à l’EPITA et encadrante du stage. Viviane, également étudiante au sein de l’école d’ingénieurs, acquiesce : "Mes profs ne m’en croyaient pas capable." Dans les salles de classes, les étudiantes restent minoritaires. D’après les chiffres de la Conférence des directeurs des écoles françaises d'ingénieurs (CDFI), elles ne représenteraient que 16% des effectifs en informatique et sciences informatiques.

"C’est un domaine qui n’est pas abordé à l’école ou alors pas de façon très sérieuse. Ce stage est beaucoup plus fun, les filles s’amusent tout en apprenant les bases du langage informatique", estime Maya, organisatrice et étudiante en troisième année de génie informatique à l’EPITA. Un avis partagé par les apprenties développeuses."C’est comme une journée d’école, mais en mieux !" confirme Mélissa qui, à tout juste 12 ans, se préoccupe déjà de son orientation. Même si certaines collégiennes et lycéennes ont déjà des bases en informatique, l’atelier est l’occasion d’entrer dans le concret.

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En fin de matinée, les jeux s’arrêtent pour laisser place au témoignage de Mélanie, une ancienne étudiante d’EPITA, aujourd’hui développeuse chez Doctolib. "Cet atelier leur permet de savoir si c’est un domaine qui leur plait, mais pas seulement. Elles peuvent déjà se rassurer en se disant qu’elles ne sont pas les seules à vouloir travailler dans l’informatique." Un dispositif qui paie, puisque plusieurs d’entres elles envisagent de s’orienter en école d’ingénieurs après leur bac.