Intégration des nouveaux étudiants en période de Covid : les écoles d'ingénieurs innovent

Par Clément Rocher, publié le 21 Septembre 2020
5 min

Face au contexte sanitaire, les écoles d'ingénieurs ont fait preuve d'innovation pour accueillir les étudiants de première année. Les établissements proposent des activités qui mettent l'accent sur les nouvelles technologies et donnent la part belle aux pédagogies innovantes.

La semaine d'intégration est primordiale : elle permet notamment à la nouvelle promotion de faire connaissance et de découvrir la pédagogie mise en place au sein de l'établissement. Face à la crise sanitaire, les écoles d'ingénieurs ont de nouveau fait preuve d'adaptation et d'innovation en réinventant le processus d'intégration des étudiants de première année. L'Etudiant est allé en reportage au sein de deux écoles d'ingénieurs pour vous faire découvrir les activités mises en place, en présentiel comme en distanciel.

L'ESIEA mise sur la programmation et la robotique

Les étudiants de première année de l'ESIEA ont participé à un projet autour de la robotique et de la programmation. Répartis en petits groupes, ils ont mené plusieurs défis comme programmer et faire réaliser une chorégraphie de 30 secondes à un robot en rythme avec la musique. Une façon pour les élèves-ingénieurs d'exprimer leur créativité de manière ludique.

Mais ce n'est qu'un début. Les étudiants ont programmé le robot de sorte qu'il réussisse un tir au but et qu'il soit aussi capable de prendre la balle avec ses bras articulés. Autant de missions qui demandent aux élèves-ingénieurs une certaine logique et une rigueur dans la pratique.

"C'est un avant-goût de ce que l'on peut faire en ingénierie, explique Théo, étudiant-redoublant de première année. Ce sont aux étudiants de chercher à résoudre les problèmes qu'ils peuvent rencontrer avec le logiciel de programmation."

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Cette année, l'école d'ingénieurs a offert à chaque étudiant de première année un robot pédagogique programmable : l'ESIEAbot. "Cela part d'une envie commune d'impliquer les étudiants sur le long terme", explique Manon, étudiante de quatrième année et membre de l'association informatique du groupe ESIEA (KPS).

En effet, ce robot va suivre les étudiants tout au long de leur cursus. "Ils seront utilisés dans la pédagogie mais nous allons essayer d'impliquer les étudiants en dehors des cours, ils peuvent élargir leur champ de vision, poursuit la jeune femme. Les associations pourront les aider à développer des outils", poursuit l'étudiante. Les élèves-ingénieurs peuvent intégrer de l'intelligence artificielle dans ce robot ou bien rajouter des caméras 360°.

Cet outil d'expérimentation a rencontré un franc succès chez les étudiants. "Nous pouvons le concevoir à notre guise. En tant que redoublant, je suis plus en mesure de voir l'étendue de ce qu'il est possible de faire", témoigne Théo qui compte bien agrémenter son robot de nouveaux gadgets.

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Une journée "team building" en ligne à l'ESILV

L'ESILV a proposé à ses étudiants une journée "team building" à distance placée sous le signe de l'échange et de la créativité. "L'objectif est de créer du lien entre eux et de leur faire découvrir le fonctionnement de l'école", explique Laure Bertrand, directrice des soft skills et des services pédagogiques transversaux du Pôle Léonard de Vinci.

Les étudiants ont collaboré autour de plusieurs mini-projets comme la création d'une chanson pour parler de leur expérience du confinement. Cette activité a permis de mettre en avant l'importance de la prise de parole. "On peut avoir des problèmes pour s'exprimer devant plein de gens mais c'est vrai qu'avec le virtuel on est beaucoup plus à l'aise", témoigne Edvin.

Les étudiants ont également réfléchi de manière collective sur le sens à donner au métier d'ingénieur. "Nous les invitons aussi à se projeter dans le futur. Nous allons les faire travailler sur leur talent et leurs atouts. Ils vont découvrir le monde du travail, faire des expériences à l'international, ce sont des moments qui comptent et qui vont les aider à se construire en tant que personne", poursuit Laure Bertrand.

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Les étudiants ont partagé leurs aspirations et imaginé le chemin qu'ils devront parcourir en cinq années. Ils ont également entamé une réflexion sur les ressources qu'ils seront amené à utiliser pour atteindre leur but. "Nous les avons invités à partager ces éléments-là entre eux. Ils regardent les obstacles auxquels ils peuvent être confrontés et doivent chercher ensemble des solutions pour contourner ces obstacles", explique Cécile Dupire, formatrice soft skills.

Tristan parle de son envie de devenir trader à travers cette formation en ingénierie. Il reconnaît que cela demandera beaucoup de travail et qu'il aura besoin "de gagner en confiance et en maturité". De son côté, Louis veut se tourner vers la big data mais n'a pas encore identifié les qualités qu'il devra posséder pour réussir dans cette voie.

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