1. Supérieur
  2. Écoles d'ingénieurs
  3. Jules, futur architecte naval à l’ENSTA Bretagne
Portrait

Jules, futur architecte naval à l’ENSTA Bretagne

Envoyer cet article à un ami
Jules, en première année à l’ENSTA Bretagne // © Marion Floch
Jules, en première année à l’ENSTA Bretagne // © Marion Floch

INFOGRAPHIE. Après un bac S avec mention, Jules s’est inscrit en classe prépa PTSI pour entrer en école d’ingénieurs. Prépa qu’il a abandonnée pour aller en DUT à 600 km de sa banlieue natale. Aujourd’hui en première année à l’ENSTA Bretagne, il nous raconte son parcours.

Découvrez notre 2020 classement des écoles d'ingénieurs

Jules a vécu toute sa vie à Asnières-sur-Seine (92). Il y a deux ans, il a tout quitté pour s’installer à Brest (29) pour entamer un DUT génie mécanique et productique, après l’abandon de sa prépa PTSI. "C’était un choix difficile à faire mais je voulais être plus indépendant et je connaissais déjà la Bretagne."

Il a toujours rêvé d’être ingénieur, c’est donc tout naturellement qu’il s’est dirigé vers une CPGE PTSI après son bac. "On nous répète que la prépa, c’est la voie royale pour les écoles d’ingénieurs", raconte-t-il. Mais le jeune homme n’a pas trouvé sa place dans ce système. "Je n’étais pas heureux, je voulais plus d’équilibre", se souvient-il. Alors c’est envers et contre tous qu’il a abandonné à l’issue de sa première année. "Mon père m’a dit que je ne pouvais pas entrer en école d’ingénieurs sans prépa. Il pensait que je faisais une croix sur mes rêves."

Lire aussi : Sébastien, 31 ans : comment je suis devenu ingénieur composite naval

L'ENSTA Bretagne, "un choix évident"

Jules est accepté en DUT génie mécanique et productique à Brest et ce sont ses professeurs qui lui ont parlé de l’Ensta. "Au début, j’avais de grosses facilités grâce à la prépa, mais le niveau s’est équilibré au fur et à mesure". Il a redécouvert des matières connues en PTSI comme la construction mécanique, mais sous un angle différent. "J’étais bien plus heureux en DUT", confie-t-il.

Aujourd’hui, le jeune homme étudie à l’ENSTA Bretagne en spécialité architecture navale. "Cette école est un choix évident si on veut travailler dans le naval. Ils sont très forts dans ce domaine", affirme l’étudiant. Pourtant, Jules ne s’imaginait pas travailler dans le maritime. "Je voulais être ingénieur dans l’aérospatial au début. Ce n’est qu’en arrivant à Brest que j’ai découvert le naval, ça m’a plu." À présent, l’ex-banlieusard vit entre Brest et Cherbourg où il est en contrat d’apprentissage sur trois ans chez Naval Group.

Jules,1re année d'école d'ingénieurs. // © Marion Floch
Jules, 1re année d'école d'ingénieurs. // © Marion Floch