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« L’innovation est dans notre ADN »

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 // © Mines de Saint-Étienne
// © Mines de Saint-Étienne

Prestigieuse école d’ingénieurs en France et à l’international, l’École des Mines de Saint-Étienne garantit un enseignement de pointe lié aux grandes transitions numériques, énergétiques et industrielles. À l’heure de l’industrie 4.0, entretien avec Pascal Ray, le directeur d’une école bien décidée à favoriser l’innovation et l’entrepreneuriat.

Comment l’École a-t-elle fait face à la crise sanitaire ?

On a été très réactifs, car du jour au lendemain, nous sommes passés à une organisation 100 % distancielle. Côté pédagogie, nous avons instauré en sept jours un outil pour former à distance. Si nous avons d’abord voulu concrétiser les emplois du temps programmés, on a revu au final les séquences pédagogiques et les évaluations. Nous venons d’obtenir une aide de 200 000 euros de l’Institut Mines-Télécom (IMT) pour organiser une rentrée hybride en septembre avec des étudiants en présentiel et en distanciel. Les personnels et enseignants-chercheurs ont tout mis en œuvre pour continuer à bien former nos élèves en garantissant la très haute qualité de nos diplômes.

La phase de recrutement des étudiants en classe préparatoire a lieu du 11 juillet au 20 août. Qu’avez-vous à dire aux candidats ?

Mines Saint-Étienne est une école internationale qui a été créée en 1816. Référencée dans le top 250 des meilleures écoles d’ingénieurs au monde selon Times Higher Education, elle est la deuxième école d’ingénieurs française hors Paris, avec une présence très appréciée au classement de L’Étudiant. Membres de l’Institut Mines-Télécom – premier groupe français de grandes écoles d’ingénieurs et de management –, nous avons deux campus remarquablement implantés sur les territoires de Saint-Étienne et Gardanne, près d’Aix-en-Provence. Nous portons avec un profond attachement la marque Mines, qui véhicule depuis 200 ans les valeurs fortes d’excellence, de notoriété, d’innovation, de solidarité et d’humanisme. Nous avons plus de 100 partenariats avec des établissements prestigieux dans le monde. L’École est doublement certifiée pour sa qualité internationale avec les labels « Bienvenue en France », pour la qualité de notre accueil des étudiants étrangers, et « CeQuInt » [Cerficate for Quality in Internationalisation, NDLR] pour le haut niveau d’internationalisation de nos formations. Enfin, en termes de prestige, le port de l’uniforme de l’école est très apprécié des élèves lors des cérémonies.

« Être un acteur clé de l’industrie du futur »

Quels sont vos atouts majeurs d’un point de vue pédagogique ?

L’École innove par tradition : c’est dans notre état d’esprit, notre ADN. Nous voulons être un acteur clé de l’industrie du futur, au service du développement économique des territoires en France et à l’international. L’autre axe majeur est la santé du futur : l’actualité Covid nous conforte en ce sens, car nous formons des ingénieurs médecins, des médecins ingénieurs, des pharmaciens ingénieurs. Nous avons un centre spécifique au cœur du CHU de Saint-Étienne et nous offrons des parcours en santé à tous nos élèves avec, notamment, un double diplôme en master. Nous avons créé en huit jours un banc de mesure pour évaluer l’efficacité de filtration bactérienne des masques chirurgicaux, unique en France et certifié par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé. Nous possédons aussi une forte culture de l’entrepreneuriat : on accompagne des salariés de l’École dans la création d’entreprise et des extérieurs en lien avec nos activités de recherche et nos élèves. On accueille actuellement 16 entreprises dans ce dispositif de création de start-up. Cet esprit d’entrepreneuriat ruisselle naturellement dans la formation et le fonctionnement de l’École.

Vous dites que le développement durable et la responsabilité sociétale sont placés au cœur de votre stratégie. Comment cela se traduit-il ?

Historiquement, l’École a toujours été pionnière dans ce domaine. La création d’un centre de formation et de recherche en DDRS date de 1991. Par ailleurs, en 2010, nous avons directement œuvré au référentiel international ISO 26000 et obtenu, en 2016, le label DD&RS de la Conférence des Grandes Écoles. Entre-temps, en 2005, nous avons créé une délégation DD&RS et notre intégration en 2020 au classement « Impact » de Times Higher Education traduit parfaitement notre ambition. En juin, nous avons voté une stratégie DD&RS ambitieuse qui couvre nos missions – formation, recherche, développement économique, culture scientifique – et intègre la lutte cruciale contre le changement climatique. Nous nous sommes fixé des objectifs sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre avec une gestion vertueuse de nos campus et mobilités, en intégrant la rénovation énergétique de nos bâtiments. Côté formation, un nouveau module obligatoire de 30 heures sur le climat et l’environnement, fruit d’une collaboration avec nos élèves et diplômés, sera désormais commun à toutes les promotions. Les élèves valideront aussi un passeport qui caractérise leur éthique d’ingénieur sur les Objectifs de Développement Durable (ODD).

En termes d’employabilité, quels sont selon vous les métiers porteurs de cette industrie 4.0 ?

Il y en a plusieurs. Nos élèves ne s’y trompent pas. Nous recevons des demandes croissantes sur les sciences des données, l’Intelligence artificielle et la cybersécurité. Ce sont des secteurs extrêmement porteurs, sources de métiers d’avenir. Dans le contexte actuel post-Covid, on constate que les métiers de la santé sont stratégiques. Être École des Mines de Saint-Étienne, c’est certes consolider nos fantastiques fondamentaux sur les matériaux et le génie des procédés, mais c’est aussi nous emparer pleinement de la dimension numérique. C’est ce que nous faisons en nous adossant à notre baseline : « Inspiring Innovation ».