Ecole d’agronomie : un parcours sur mesure

Par Sylvie Lecherbonnier, publié le 11 Decembre 2009
3 min

Etudiante en dernière année à Agrocampus Ouest à Rennes, Eglantine, 22 ans, nous fait découvrir le cursus d’ingénieur agronome. Des études entre faune, flore, marketing et statistiques… et une vie de campus bien remplie !

En septembre 2007, Eglantine quitte Lyon pour intégrer la 158e promotion de l’ENSAR (renommé Agrocampus Ouest). Comme elle, 130 étudiants font leur entrée en école d’agro. Une centaine sont issus de prépa, 14 viennent de licence et 14 de BTS-DUT. Tous ont passé un concours de la banque agro-veto. Une fois dans l’école, tous les étudiants suivent le même cursus, quelle que soit leur origine. Enfin, presque le même cursus… Les élèves d’Agrocampus ont beaucoup de choix à faire entre les modules d’enseignement, les stages et l’expérience internationale, tous obligatoires.
 

Un stage en exploitation agricole

 
eglantine ingenieur agronome coursL’emploi du temps d’Eglantine compte une trentaine d’heures hebdomadaires de cours organisés en modules. La première année du cursus constitue le tronc commun à toute la promotion. Production animale, sciences du sol, écologie… Les étudiants voient les bases de l’agronomie. Ils doivent également réaliser une enquête socio-économique départementale et un stage en exploitation agricole, sur le modèle du stage ouvrier des autres écoles d’ingénieurs. Une expérience qu’appréhendait vivement Eglantine. "Je suis une citadine. La ferme, ce n’est pas trop mon truc. Je voulais à tout prix éviter de me retrouver à traire les vaches." Souhait exaucé, elle fait son stage dans une exploitation moderne de Charente-Maritime qui produit des céréales et des fruits et légumes. Parmi ses tâches : la cueillette et la vente au magasin de l’exploitation. L’étudiante passe finalement des semaines agréables.
 

Un semestre à Londres avant de se spécialiser

 
Le premier semestre de deuxième année est obligatoirement consacré à l’international. Eglantine part à Londres, en Angleterre, pour un stage dans une société d’import en agroalimentaire. A son retour à Rennes, c’est l’heure du choix de la spécialisation qui structure la fin du cursus. Génie de l’environnement, statistique appliquée, sciences halieutiques et aquacoles… Eglantine doit se déterminer parmi un éventail d’options assez large. Une opportunité que l’étudiante apprécie : "L’école d’agro apporte une réelle ouverture d’esprit. Tout au long du cursus, on alterne entre des modules sur l’alimentation animale et les statistiques. Au final, chacun peut se spécialiser dans ce qui lui plaît le plus." Mais Eglantine n’hésite pas très longtemps. Elle opte pour la spécialisation MPC (marketing, production, coordination). Une option qui l’éloigne des sciences du vivant pour la rapprocher des sciences humaines et sociales.

Au global, Eglantine trouve le rythme en école d’ingénieurs "plus cool" qu’en prépa. "On travaille plus par à-coups. Quand on commence un module, on n’a pas beaucoup de travail mais, à la fin, il faut bien réviser pour les examens. On travaille aussi sur des projets dans lesquels on s’implique beaucoup."

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