L’Ecole navale rejoint la banque Centrale-Supélec pour son recrutement après prépa

publié le 21 May 2007
3 min

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L’Ecole navale quitte les Concours communs polytechniques (CCP) pour rejoindre la banque d’épreuves Centrale-Supélec dès la session 2011. Une décision marquante dans un paysage caractérisé par une grande stabilité. L’Ecole brestoise qui forme des officiers de la Marine continuera à offrir 70 places aux élèves de prépa et conservera des oraux indépendants. Les frais d’inscription au concours de l’Ecole navale resteront gratuits.

Pour les responsables du recrutement de la Marine, les capitaines Loïc Finaz et Marc-Antoine de Saint-Germain, il fallait anticiper : "Nous avions un souci de visibilité dans un concours qui compte près de 40 écoles. Les taupins avaient des difficultés à repérer notre établissement atypique. De fait, un grand nombre d’admissibles ne se présentaient pas aux oraux. Une douce dérive qui aurait pu être préjudiciable à terme. Dans la banque Centrale-Supélec, nous serons une école parmi dix. Une manière de faire ressurgir l’Ecole navale dans l’esprit des préparationnaires."

Vers un concours plus sélectif ?

L’Ecole navale espère ainsi reconquérir les élèves des prépas "civiles". "Aujourd’hui, une grande partie des élèves de l’Ecole navale sont issus des lycées militaires. Avec ce regain de visibilité, nous aimerions arriver à 50-50", commente Marc-Antoine de Saint-Germain. Autre objectif en choisissant une banque d’épreuves réputée plus prestigieuse : accroître la sélectivité de la formation d’ingénieurs et attirer "quelques élèves des grandes prépas parisiennes qui ne passent pas systématiquement les concours CCP."                               

Ce changement de banque est rendu possible par les liens tissés au cours des années entre l’Ecole navale et les écoles du concours Centrale-Supélec. Un double diplôme existe déjà avec l’Ecole centrale de Nantes, tandis que le directeur de Supélec, Alain Bravo, préside le conseil de perfectionnement de l’école militaire, par exemple.

Une volonté qui n’impacte pas les homologues militaires de l’Ecole navale. L’Ecole supérieure militaire de Saint-Cyr Coëtquidan et l’Ecole de l’Air restent sur les concours CCP.
 
Sylvie Lecherbonnier
Mai 2010

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