Juliette : "Il n’y a aucune raison de complexer face aux prépas"

Par Timothée Brisson, publié le 10 Octobre 2012
2 min

Les écoles d’ingénieurs accueillent désormais 30 % d’étudiants de niveau bac + 2/3, issus de DUT, de BTS ou de licences scientifiques. Encore faut-il avoir fait partie des bons élèves de sa promotion. Vue d'ensemble sur les 72 grandes écoles d'ingénieurs qui recrutent.

Juliette, 22 ans, après une 2e année en biologie, est en 1re année à AgroParisTech.

En terminale S, Juliette était surtout passionnée par l’écologie et l’environnement. C’est pourquoi son bac – mention très bien ! – en poche, elle décide de s’inscrire en 1re année de biologie à l’université, par goût pour la matière et parce que, dit-elle, "je ne voulais pas entrer dans le moule des prépas et du stress". Néanmoins, en L2, elle choisit de suivre un parcours renforcé qui lui permet de préparer les concours d’écoles d’ingénieurs.
 

Le concours

Juliette passe le concours B Agro-Véto commun à plusieurs écoles dont AgroParisTech, son premier choix : "C’était la formation que je voulais car elle donnait une vision généraliste de la gestion de l’environnement", explique-t-elle. Les épreuves, écrites et orales, portent sur les compétences académiques (mathématiques, biologie, physique, chimie) mais aussi sur les motivations de l’élève. "Le jury nous questionne longuement sur notre projet pour vraiment comprendre ce que l’école peut nous apporter. J’ai défendu le mien, qui était de me diriger vers la formation d’ingénieur forestier pour m’occuper de la gestion d’un milieu naturel."
 

L’intégration

À son entrée à AgroParisTech, Juliette reconnaît elle-même qu’elle se sous-estimait par rapport aux élèves issus de classes préparatoires qu’elle côtoyait. "Mais on comprend vite qu’il n’y a aucune raison de complexer, même si j’ai constaté que je n’avais pas les mêmes méthodes de travail que certains, plus rapides que moi." En outre, une attention particulière des enseignants et des cours de soutien lui permettent de combler certaines lacunes.
 

Son conseil

"Il est indispensable d’être autonome dans son travail pour passer par la fac. Il faut aussi y croire, et garder à l’esprit que l’intégration après 2 ans de licence fonctionne vraiment. Sans compter que ça apporte une ouverture d’esprit que n’ont pas les prépas."



Articles les plus lus

A la Une écoles d'ingénieurs

Partagez cet article sur les réseaux sociaux !