Les écoles d’ingénieurs sont-elles concernées par le LMD ?

publié le 07 Janvier 2007
3 min

Les écoles d’ingénieurs délivrent toutes un diplôme bac + 5, qui correspond au schéma européen. Néanmoins, certaines écoles prennent des initiatives pour plus de lisibilité, notamment à l’international.

Grade de master et diplôme national de master


Les écoles d’ingénieurs continuent à promouvoir le titre d’ingénieur diplômé, très reconnu en France et valant déjà le grade de master. En effet, tout diplôme d’ingénieur habilité par la CTI (commission des titres d’ingénieur) donne automatiquement droit au grade de master (décret du 30 août 1999, n° 99-747). Les écoles d’ingénieurs qui seront habilitées par le ministère de l’Education nationale pourront aussi délivrer un diplôme national de master (DNM) professionnel.


Dans les écoles qui recrutent principalement après prépa


Les grandes écoles membres de la CGE (Conférence des grandes écoles) continuent à délivrer leurs propres diplômes, notamment les MS (mastères spécialisés). Ces labels enseignent une spécialisation en deux semestres au minimum, suite à l’obtention du diplôme de l’école. Attention, ces mastères ne doivent pas être confondus avec le diplôme national de master (DNM). En effet, dans ces écoles, le DNM ne pourra être délivré qu’aux étudiants étrangers (suivant la circulaire de novembre 2003).


Dans les écoles d’ingénieurs rattachées à une université


Elles pourront délivrer des masters professionnels à tous leurs étudiants (et non pas aux seuls internationaux). À noter : certaines de ces écoles entreprennent un rapprochement avec les universités, car elles craignent de perdre des étudiants recrutés jusqu’alors après un DEUG scientifique et qui souhaiteront sans doute, avec l’application du LMD dans les universités, terminer leur licence.


Dans les écoles qui recrutent principalement après le bac


L’adaptation des écoles d’ingénieurs est aisée pour les formations post-bac sur cinq ans (environ 80 recrutent après le bac). Le contenu des études reste le même, mais certaines écoles font apparaître une « césure » pédagogique à bac + 3, pour attirer les étudiants étrangers titulaires d’un bachelor (niveau licence) et coller au LMD. Les instituts nationaux des sciences appliquées (INSA) par exemple, qui recrutent majoritairement au niveau du baccalauréat, s’orientent vers ce schéma.


Et dans les classes préparatoires ?

Les CPGE, qui préparent en deux ans après le bac aux concours des grandes écoles, ne s'insèrent pas a priori dans le schéma LMD. Néanmoins, elles font figure d'intouchables, car elles forment plus de la moitié des futurs élèves des écoles d’ingénieurs… Face à ce constat, des propositions ont été émises pour les caler sur la nouvelle architecture des études. Un décret devrait valider l’idée de la délivrance systématique d’une attestation descriptive du cursus suivi pour tout élève de prépa (avec le détail des connaissances et aptitudes acquises et une valeur en crédits européens). 

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