Accéder aux écoles d’ingénieurs : les autres voies

Par Thomas Fourquet, publié le 07 Mai 2013
5 min

Toutes les filières — qu’il s’agisse du DUT, du BTS, de l’université — permettent d’accéder à des écoles d’ingénieurs par la voie des admissions parallèles. Extraits du guide Que faire avec un bac S ?, de Thomas Fourquet, aux éditions l'Étudiant.

Un nombre croissant de bacheliers S suivent les filières d'études "courtes" (DUT, BTS) pour continuer vers les écoles d'ingénieurs, qui proposent des admissions sur dossier ou sur concours.

Écoles postbac et "prépas intégrées"

Si le terme de "prépa intégrée" fait généralement référence aux écoles d'ingénieurs privées, le cycle préparatoire proposé dans les écoles d'ingénieurs publiques a la même durée (deux ans) et remplit la même fonction (donner les bases théoriques pour le cycle ingénieur).

Pas moins de 80 écoles proposent un cycle préparatoire après une procédure de sélection au niveau bac qui prend la forme d'un concours, avec des épreuves écrites, ou d'une admission sur dossier et entretien.
Citons le concours FESIC, le concours Avenir, le concours ENI, le concours Geipi-Polytech, mais aussi les cinq INSA ou les trois universités de technologie (Compiègne, Troyes et Belfort-Montbéliard), qui recrutent sur dossier et entretien.

Certains cycles préparatoires conduisent à un groupe d'écoles ; c'est le cas du Parcours des écoles d'ingénieurs Polytech (PeiP), un cycle préparatoire de deux ans qui ouvre l'accès à l'une des 13 écoles du réseau. D'autres ne conduisent qu'à une seule école. C'est, par exemple, le cas pour des établissements comme l'ECE, Paris École d'ingénieurs, ou l'ISEP (Institut supérieur d'électronique de Paris).

fleche-rouge Avantages et inconvénients

Il existe plusieurs manières de voir ce cursus : d'un côté, vous pouvez accéder à une école d'ingénieurs sur la seule base du contrôle continu, sans passer par l'épreuve du concours à bac+2. Il s'agit donc d'une voie beaucoup plus sécurisante, qui réclame un travail certes régulier mais moins intensif qu'en CPGE. D'un autre côté, vous limitez le champ des possibles en intégrant une école (ou éventuellement un groupe d'écoles) dès le bac, tandis que la prépa vous permet de viser un nombre très important d'établissements : "Pourquoi se limiter ?", souligne ainsi Julien Dumont, professeur de physique-chimie en prépa MPSI au lycée Chaptal.
De plus, il existe une sélection, réduite mais réelle, sur la base du contrôle continu. Xavier, en prépa intégrée à l'ISEP (Institut supérieur d'électronique de Paris) indique ainsi que sur 100 élèves au début de la formation, environ 85 intègrent le cursus ingénieur deux ans plus tard.

Pour en savoir plus, consultez le site www.grandesecoles-postbac.fr.

DUT, BTS

Si les DUT et BTS sont des formations courtes et très professionnalisantes, destinées à une intégration rapide sur le marché du travail, un nombre croissant d'étudiants choisit de poursuivre leur parcours une fois leur diplôme obtenu. "31% des titulaires d'un DUT du secteur secondaire (industrie) intègrent ensuite une école d'ingénieurs", explique Michel Le Nir.
Il existe trois voies d'accès principales : l'admission sur dossier, très sélective, l'admission par la banque d'épreuves DUT-BTS, qui rassemble 21 écoles, ou le concours ATS, accessible après une prépa destinée à remettre à niveau les diplômés de DUT et BTS dans les matières scientifiques.

Quelle que soit la voie choisie, la sélection sera sévère : seuls ceux qui occupent les premières places de leur promotion ont une chance d'intégrer une école. Il est donc indispensable de mettre les bouchées doubles dès la première année de DUT ou de BTS si vous souhaitez intégrer une école par la suite !

Entrer au niveau bac+2

Le concours national DEUG-L2, qui rassemble 35 écoles pour 2013 appartenant aussi à la banque d'épreuves CCP est accessible aux étudiants qui ont validé quatre semestres d'études universitaires, soit 120 crédits ECTS, dans le champ "Sciences et technologies". Il existe trois spécialités (mathématiques, physique, chimie). Certaines universités peuvent vous proposer une préparation à ce concours, par exemple sous la forme de cours supplémentaires.

Pour en savoir plus, consultez le site des écoles des Concours communs polytechniques.

Les universités technologiques : une formation à part

Comme les INSA et les Polytech, les universités technologiques de Compiègne (UTC), Troyes (UTT) et Belfort­Montbéliard (UTBM) recrutent au niveau bac et proposent un cursus en cinq ans, dont trois ans pour le cycle d'ingénieur proprement dit. Il est également possible d'être admis à bac+2.

Les deux premières années sont "consacrées à la réflexion et au choix de l'étudiant" concernant son orientation et sa spécialisation futures, précise Denis Masquelier, responsable des admissions à l'UTC. Ce cycle se distingue par la part importante accordée aux sciences humaines et sociales et aux langues, à côté d'une formation scientifique et technique poussée (informatique, dessin industriel, construction). Il s'agit également d'une formation exigeante : "Seuls 10% à 13% des élèves arrivant en première année accèdent au cycle ingénieur deux ans plus tard", avertit Denis Masquelier.

Au sein du cycle ingénieur, six parcours de spécialité sont possibles, mais une grande liberté est laissée aux étudiants dans le choix des enseignements. Trois des six semestres sont effectués à l'extérieur de l'école : deux en entreprise et un à l'étranger. L'UTC jouit d'une très bonne réputation.

Pour en savoir plus, consultez les sites des universités technologiques de Compiègne, de Troyes et de Belfort-Montbéliard.

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À découvrir aux éditions l'Etudiant :
"Que faire avec un bac S", par Thomas Fourquet.

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