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Thibault, un polytechnicien qui vient de loin

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Thibault, en 3e année à Polytechnique. // © École polytechnique - J. Barande.
Thibault, en 3e année à Polytechnique. // © École polytechnique - J. Barande.

INFOGRAPHIE. Thibault a 22 ans et est étudiant en troisième année à l’École polytechnique. Avec un bac S mention très bien et trois ans de prépa MPI, il ressemble à tous les autres étudiants de l’X, à une chose près : Thibault est issu de la classe ouvrière. Le jeune homme nous partage son expérience.

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"La première fois que j’ai entendu parler de Polytechnique, je regardais la télé avec ma mère. Ensuite, c’était par ma prof de maths en terminale." Alors que Thibault se destinait à la PACES (première année commune aux études de santé), il a finalement choisi une prépa MPI. Il est aujourd’hui en troisième année à l’École polytechnique.

Avec un père qui a l’équivalent d’un CAP et une mère qui n’a pas fait d’études, Thibault ne vient pas du même environnement familial que les autres. "Mes proches ne connaissent pas trop Polytechnique, ils confondent souvent avec Saint-Cyr, mais ils m’ont toujours encouragé", raconte-t-il.

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Polytechnique pour partir à l’aventure

Après deux ans de prépa, Thibault est admis à CentraleSupélec mais pas à ses deux premiers choix : l’ENS et Polytechnique. Il choisit donc de "cuber" (refaire sa deuxième année) et bonne surprise, il obtient les deux écoles. "À l’ENS, je me serais senti dans mon élément, mais au final, je voulais sortir de ma zone de confort", précise-t-il.

Il choisit donc d’intégrer l’X et n’est pas déçu. "En prépa, je ne serais jamais parti six mois tout seul au Maroc pendant ma première année", avoue-t-il. Lui, qui se rêve professeur de maths, est parti pour son incorporation dans une prépa marocaine où il aidait les étudiants pour leurs concours. "Il y a beaucoup d’élèves qui n’ont pas confiance en eux à cause de leur milieu, de leurs origines. Je voulais les aider à oser."

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Thibault retrouve cette dimension de solidarité en s’investissant dans de nombreuses associations de l’école : club informatique, asso LGBT, bureau des arts, club gastronomique. "Je veux aider les autres à se sentir mieux", explique-t-il. Si le jeune homme a encore une quatrième année à faire à l’X, il pense déjà à son doctorat. "Je ne sais pas encore où je le ferai, j’aimerais bien voir du pays ou le faire à l’étranger."

Thibault, étudiant en 3e année à Polytechnique. // © Marion Floch
Thibault, étudiant en 3e année à Polytechnique. // © Marion Floch