Un "parcours ouvert" pour les élèves-ingénieurs de l'Icam

Par Clément Rocher, publié le 01 Février 2022
6 min

Basé sur des pédagogies innovantes, le "parcours ouvert" est mis en place dans plusieurs campus de l'Icam. Ce parcours international et interculturel permet à l'école d'ingénieurs de recruter des élèves aux profils variés.

Lancé en septembre 2018, le "parcours ouvert" représente le troisième parcours de formation à l’Institut catholique d'arts et métiers (Icam) après le parcours intégré et le parcours apprentissage. Présente sur plusieurs sites en France et à l'international, l'école d'ingénieurs souhaite apporter des fondamentaux scientifiques et techniques et former des individus entreprenants et responsables.

Une diversité de profils à l'entrée de ce parcours

Cette notion d'ouverture, on la retrouve dès le recrutement. Ce parcours accueille des profils de lycéens un peu différents. Avant la réforme du baccalauréat, des bacheliers issus des filières ES ou L options maths ont notamment saisi l’opportunité de rejoindre cette formation.

"On souhaitait pouvoir répondre aux différents profils de lycéens. Ils possèdent une base technique et scientifique de bon niveau pour pouvoir accéder à ce parcours", explique Carole Marsella, directrice générale déléguée du groupe Icam.

Désormais, afin de candidater au "parcours ouvert", les élèves de terminale doivent avoir suivi en terminale la spécialité mathématiques ou la spécialité physique-chimie. Le deuxième choix de spécialité (scientifique ou non) est libre dans le but de maintenir cette ouverture. Les bacheliers technologiques (STI2D et STL) peuvent également candidater. Deux entretiens (dont un en anglais) permettent de vérifier votre motivation pour devenir ingénieur Icam.

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L'expérimentation, au cœur de la pédagogie du "parcours ouvert"

Ce parcours se distingue également par son approche pédagogique. "Nous ne sommes plus du tout sur un rythme scolaire classique. La pédagogie active basée sur la résolution de problèmes place l'étudiant au cœur de son apprentissage", détaille Carole Marsella. Cette approche se donne pour but de développer plusieurs compétences chez les élèves-ingénieurs comme la capacité d'innovation et la prise d'initiative afin de compléter le socle de connaissances scientifiques.

Les activités pédagogiques sont mises en place autour de quatre domaines d'enseignements scientifiques : mathématiques, informatique et automatique, génie électrique, génie informatique, énergétique, environnement et matériaux. Ces activités prennent la forme de PBL (Problem Base Learning) dans le but de mettre les étudiants face à des situations concrètes. "On part du terrain pour ensuite aller vers la théorie. Ils pourront ensuite mettre ces compétences à l'épreuve d’une nouvelle expérimentation."

Chaque année, l'étudiant sera amené à réaliser en groupe un projet de grande envergure : la conception d'un drone, la fabrication d'un bateau télécommandé, une réflexion autour d'un habitat low tech… Chaque étudiant sera en capacité de développer des compétences de gestion de projet et d'équipe.

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Les étudiants ont une soif d'apprendre autrement. Lise-Laure est une étudiante camerounaise et a été séduite par cette approche en mode projet. "Ce qui me plaît le plus est de devoir s'adapter à de nouvelles personnes dans notre travail." Julien partage également son avis. "On mêle l'application à la théorie. C'est beaucoup plus motivant d'entrer dans le concret."

Ces projets structurants sont réalisés dans les espaces "fablabs" du campus. Avec ses rangées d'établis, ses imprimantes 3D et ses découpeuses laser, ces ateliers de fabrication mettent à la disposition des élèves-ingénieurs de nombreuses machines pour accomplir leur projet.

Une forte dimension internationale et multiculturelle

Le "parcours ouvert" de l'Icam se veut résolument international et multiculturel. Ce parcours est mis en place sur quatre sites en France mais également sur plusieurs campus à l'international (Douala, Kinshasa, Quito, Recife) avec des activités pédagogiques identiques. Les élèves-ingénieurs français et internationaux peuvent ainsi échanger à distance et confronter les conclusions qu'ils pourront obtenir à la fin d'un projet d'études.

Ces rendez-vous interculturels préparent les étudiants à la mobilité internationale qui commence à partir de la troisième année du "parcours ouvert". Les élèves-ingénieurs doivent se déplacer au minimum un an sur un campus de l'Icam à l'étranger.

L'apprentissage de l'anglais occupe une place primordiale au sein de la formation. Les cours des deux dernières années du "parcours ouvert" sont entièrement dispensés en anglais. "Nous avons accès à un anglais plus théorique, davantage tourné vers l'ingénierie", avance Julien.

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Les compétences professionnelles acquises par les étudiants sont également mises en application lors de stages réalisés en entreprise en France et à l'étranger. Julien envisage notamment de partir dans un pays nordique pour effectuer son stage afin de "sortir de sa zone de confort."

Au terme du "parcours ouvert", les élèves-ingénieurs ont la possibilité de rejoindre le cycle apprentissage ou le cycle intégré ingénieur. La première promotion sera diplômée en 2024.

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