Écoles de journalisme : l’ISFJ mise sur une professionnalisation maximale

Par L'Etudiant Fab, publié le 14 Avril 2021
7 min

Si l’on devait décrire l’ISFJ au moyen d’une simple formule, ce pourrait être celle-ci : une école de futurs pros, par des pros. L’Institut Supérieur de Formation au Journalisme et à la Communication Digitale opte en effet pour une professionnalisation à tous les étages.

Les métiers du journalisme font rêver, mais encore faut-il être bien formé(e). Située à Paris, Lille et Lyon, l’ISFJ dispense un enseignement en phase avec les réalités du métier. Qu’il s’agisse du Bachelor Journaliste ou du Mastère Reporter/Chef d’édition, deux diplômes certifiés RNCP niveaux 6 et 7, l’objectif est de former des professionnels particulièrement agiles.

Une école en prise avec les évolutions du secteur

La formation proposée par l’ISFJ, de la première à la cinquième année, couvre l’ensemble des supports journalistiques : télévision, radio, presse écrite et web. Le but étant de façonner des journalistes polyvalents, capables d’intervenir sur tous les médias. Mais il suffit d’observer la place accordée au journalisme digital pour se rendre compte de l’importance, pour l’ISFJ, de suivre les mutations concrètes du milieu. Dans un monde médiatique en pleine évolution, bouleversé par les innovations technologiques, l’école a adapté ses programmes pour accorder au digital la place qui lui revient de droit. L’idée est d’élargir les débouchés des étudiants et de leur permettre ainsi de décrocher plus facilement des contrats d’alternance ou de stage.

Le digital n’est pas la seule évolution notable du secteur. C’est pourquoi l’école scrute attentivement le marché et s’est dotée d’un Conseil de perfectionnement, composé de journalistes, grands reporters et producteurs. Son rôle ? Informer l’ISFJ des évolutions sociétales et professionnelles du métier afin d’intégrer ces mutations dans les enseignements et donc de proposer une formation avant-gardiste pour faciliter l’insertion des étudiants. Parmi les membres les plus éminents de ce « conseil des sages », on retrouve notamment Étienne Moatti, grand reporter à L’Équipe, Nathanaël de Rincquesen, journaliste sur France 2 ou encore Lionel Rosso, présentateur sur BFM TV et Europe 1.

Une pédagogie innovante

L’importance accordée aux journalistes en activité est fondamentale à l’ISFJ. Les élèves sont formés par des professionnels qui sont journalistes avant d’être enseignants. C’est une véritable relation de pros à futurs pros qui se développe entre les étudiants et les journalistes. Sylvain Fian, alumni de l’ISFJ, aujourd’hui chef d’édition sur plusieurs chaînes, dont Eurosport, confirme : « On est considérés comme des confrères. On n’est pas dans un apprentissage scolaire, il y a une réflexion collective entre intervenants et étudiants. » Les aspirants journalistes peuvent aussi profiter de master class régulières au cours desquelles des grands noms du journalisme viennent transmettre leur savoir-faire et partager leur passion. Ils présentent les réalisations majeures de leur carrière et décryptent leurs compétences dans des domaines aussi variés que la sociologie, la communication, le droit de la presse, la déontologie, les institutions politiques, la géopolitique, la connaissance de l’actualité et la culture générale. Jean-Michel Aphatie, Florence Aubenas, Annick Cojean ou encore le producteur Frédéric Lopez, par exemple, sont déjà venus témoigner auprès des étudiants.

L’originalité de la pédagogie de l’ISFJ tient aussi dans la possibilité de se familiariser, dès la deuxième année, avec le journalisme spécialisé (sportif, scientifique, people, culturel, mode, économique, politique, féminin) et le photoreportage. L’ISFJ est par ailleurs membre du réseau GES (Grandes Écoles Spécialisées), ce qui signifie que des échanges académiques sont possibles entre l’ISFJ et ses écoles partenaires. Par exemple, les étudiants peuvent rejoindre directement la troisième année du Bachelor Photographie de l’EFET et obtenir le diplôme de photographe, reconnu par l’État. Ils peuvent également assister à des cours semestriels de reportage photo en quatrième ou cinquième année. Autre exemple de pont entre les écoles, les étudiants de quatrième et cinquième année peuvent suivre un cours semestriel de communication de mode via l’école Mod’Art International et se préparer à l’exercice du journalisme de mode.

Enfin, l’ISFJ prend le parti de former ses étudiants au management. Ils apprennent à diriger une rédaction, à garantir le respect d’une ligne éditoriale et des règles élémentaires de déontologie. Une initiative bienvenue quand on sait que l’une des difficultés du milieu journalistique concerne justement le management. Les fonctions d’encadrement sont assurées par des journalistes qui ont progressé dans la hiérarchie sans pour autant être formés. Or, un bon journaliste ne fait pas forcément un bon manager…

Des étudiants sur le terrain en permanence

Que ce soit entre les murs de l’école ou en dehors, les étudiants sont confrontés au terrain. L’ISFJ dispose de moyens techniques haut de gamme sur tous les supports : studios TV, studios radio, cabines de « speak », salles de montage, caméras HD, partenariats avec les plateaux TV de différentes chaînes, outils d’impression de qualité professionnelle, etc. Ces équipements permettent de mettre les étudiants dans un cadre de travail identique à celui de leur future profession et de multiplier les projets en conditions réelles. En général, il s’agit de produire des programmes TV, radio, web, print diffusés ensuite sur les médias de l’école.

Tout au long de la formation, l’ISFJ fait la part belle à l’insertion professionnelle. Les étudiants intègrent une entreprise dès la première année, sous la forme d’un stage de six mois. Puis, entre la deuxième et la cinquième année, ils sont sous contrat d’alternance ou convention de stage longue durée. Le rythme de l’alternance évolue au fur et à mesure : deux jours en école/trois jours en entreprise en deuxième année, une semaine/une semaine en troisième année, une semaine à l’école/trois semaines en entreprise en quatrième et cinquième année. Une formule idéale pour développer son employabilité. « On est tous en mesure d’acquérir simultanément des connaissances et des compétences. L’alternance permet de gagner en confiance et d’être tout de suite employable », abonde Sylvain Fian.

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