Alexandra, journaliste au festival d’Avignon : "C’est le stage de mes rêves"

Par Pauline Bluteau, publié le 08 Juillet 2021
7 min

Pendant un mois, Alexandra, étudiante en master 1 à l’Institut français de presse (IFP) va arpenter les pavés d’Avignon pour couvrir son célèbre festival. Une véritable chance et opportunité pour cette future journaliste en stage à RFI (Radio France internationale).

Casque autour du coup, carnet et stylo à la main, Alexandra, 25 ans, parvient à se fondre dans la masse de spectateurs venus assister à la 75e édition du festival d’Avignon. Pendant trois semaines, du 5 au 25 juillet 2021, le théâtre bat son plein dans la ville. Pour la future journaliste, découvrir ce festival si célèbre est une première. "Je ne réalise pas, je suis dedans, je le vis, c’est trop cool, estime-t-elle, le sourire aux lèvres. On rencontre plein de passionnés, j’ai aussi plein de challenges à relever pendant mon stage… J’ai vraiment une chance énorme de pouvoir faire ça !"

Au programme de l’étudiante : des micros-trottoirs, des interviews de comédiens, la participation à des spectacles… pour en faire des reportages radios diffusés sur RFI. "Depuis la semaine dernière, je travaille pour deux émissions : Vous m’en direz des nouvelles et De vives voix. Mon premier reportage a été diffusé hier, s’exclame Alexandra. C’est le stage de mes rêves, il réunit à la fois la radio, le côté international et bien sûr, la culture."

Des centaines d'affiches de spectacles sont accrochés aux murs de la ville d'Avignon pendant le festival.
Des centaines d'affiches de spectacles sont accrochés aux murs de la ville d'Avignon pendant le festival. // © Pauline Bluteau

Devenir journaliste pour raconter des histoires

Cette passion pour le journalisme ne date d’ailleurs pas d’hier. La jeune franco-espagnole a su profiter de sa double nationalité pour découvrir de nouvelles cultures dès son plus jeune âge. "Quand j’allais en Espagne, on me demandait de raconter ce qu’il se passait en France, puis je suis partie plusieurs fois en Chine, j’ai commencé à apprendre la langue et j’ai découvert une culture différente. Je me suis dit que c’était important de savoir ce qu’il se passait ailleurs, de sortir des préjugés… et puis, j’aimais bien écrire."

Après son bac ES, Alexandra entre en première année d’hypokhâgne à Paris avant de poursuivre à la Sorbonne vers une licence lettres, édition, médias, audiovisuel. "Ça ne m’a pas du tout plu… Je savais déjà que je voulais faire du journalisme, or on n'en avait qu’une heure par semaine. J’ai donc intégré l’école W, pour obtenir un bachelor et me préparer à l’entrée dans les écoles de journalisme." Une formation qui lui convient davantage puisque la pratique occupe une part très importante et qu’elle permet à l’étudiante de se spécialiser dans son domaine de prédilection. "J’ai effectué plusieurs stages à Femme actuelle, Elle puis Le Parisien week-end j’ai découvert les rédactions. En dernière année à l’école W, je suis partie à Auckland en Nouvelle-Zélande pour faire un stage au Petit journal qui s’adresse aux expatriés, j’y ai passé cinq mois."

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Le coup de cœur pour la radio

Mais en rentrant, difficile de se préparer aux concours des écoles de journalisme. Alexandra entre donc en stage d’été à BFMTV.com et décide de réaliser plusieurs piges (papiers ponctuels) pour le média national pendant l'année. "J’étais au cœur de l’info donc c’était idéal pour réviser !" En 2020, en pleine crise sanitaire, les écoles de journalisme revoient leurs processus d’admission en sélectionnant plutôt sur dossier et entretien. "J’ai eu de la chance parce que les QCM, c’est pas mon truc !" L’étudiante tente le CFJ, Sciences po Paris, l’EJCAM, le CUEJ, l’IJBA et l’IFP. Elle sera admise, à la rentrée dernière, à l’IFP alors qu’elle n’y croyait pas du tout. "On est seulement 24 dans ma promo, tout le monde se connait, comme si on était une vraie rédaction."

Pendant son année, qu’elle passe assez peu à distance, Alexandra découvre véritablement l’univers de la radio. "À l’école W déjà, on a appris à faire des podcasts, je me suis rendu compte que c’est ce qui me plaisait le plus et cela s’est confirmé par la suite." Toujours entourée d’émissions de radio chez elle, pour Alexandra, cet outil d’information a pris tout son sens. "La radio, c’est plus intime. Le micro, on l’oublie et on se concentre sur la voix. On peut s’imaginer qui il y a derrière…"

Le Palais des papes accueillera près de 2.000 spectateurs pour des spectacles à ciel ouvert.
Le Palais des papes accueillera près de 2.000 spectateurs pour des spectacles à ciel ouvert. // © Pauline Bluteau

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Le festival d’Avignon, un tremplin pour les futurs journalistes

Son stage à RFI s’avère donc être une véritable opportunité pour l’étudiante. Comme Alexandra, cinq futurs journalistes couvrent le festival d’Avignon pendant leur stage. Que ce soit avec Transfuge, La Scène, les Inrockuptibles, la RTBF ou RFI. "On a été plusieurs à postuler à l’IFP et j’ai été choisie !" En juin, les étudiants se sont retrouvés pendant une semaine pour découvrir Avignon, ses lieux emblématiques, rencontrer les organisateurs du festival et même Olivier Py, son directeur. "Au moins, on n’est pas perdu pour notre stage, on sait comment ça se passe." Pour la première fois, la jeune femme va même devoir faire la critique d’une pièce. "C’est un reportage de 3'30, c’est énorme !", se réjouit-elle, un brin stressée par l’exercice. "Mais je sais que c’est exactement ce que je veux faire…"

En effet, l’année prochaine, pour sa dernière année d’études, la future journaliste hésite entre une alternance ou une formation initiale avec la radio comme discipline majeure pour tenter de passer des bourses du journalisme. Mais à plus long terme, elle ne rêve que d’une chose : "Être correspondante pour RFI, dans un pays hispanophone ou en Chine… et surtout pouvoir faire des podcasts qui soient écoutés !" Comme au théâtre, il n’y a donc plus qu’à espérer qu’Alexandra se retrouve bientôt sous les feux de la rampe…

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