Formations journalistiques reconnues : excellentes mais sélectives

publié le 21 May 2007
3 min

Si de nombreuses filières mènent au journalisme, certaines permettent de gagner du temps et des contacts pour accéder à ce secteur précaire et fortement concurrentiel.

La prime aux anciennes. Les 13 cursus reconnus par la profession constituent globalement de bonnes formations professionnelles. Pour bénéficier de cette habilitation délivrée pour une période de 5 ans renouvelable, ils doivent se conformer à un cahier des charges précis.

Quel est l’intérêt de passer par une formation reconnue ? En fait, tout dépend du profil de l’étudiant. Si l’on dispose d’une faible expérience, l’école offre l’avantage d’une pratique réelle à travers des journaux-écoles, des publications "à la manière de…", des stages dans des rédactions, permet d’être en contact avec des journalistes professionnels (très important pour décrocher les premiers contrats) et enfin d’aborder toutes les facettes du métier : presse écrite, audiovisuelle, secrétariat de rédaction… "L’IPJ m’a donné les bases et les réflexes professionnels, analyse un ancien, aujourd’hui rédacteur à la chaîne LCI et diplômé de Sciences po Lyon. Pendant les 2 ans de la formation radio, j’ai appris à poser ma voix, à maîtriser l’écriture des papiers, à travailler rapidement. Dans l’audiovisuel, il est très dur de travailler sans passer par une école." Pour ceux qui ont déjà une expérience diversifiée de piges et de stages, et notamment s’ils se destinent à la presse écrite, l’avantage de passer par une école semble moins évident. D’autant que la sélection à l’entrée est rude (environ 8 % d’admis), et que certaines écoles sont payantes (de 3.500 à plus de 4.000 € l’année).

Depuis janvier 2010, une nouvelle formation a rejoint ce cercle très fermé des écoles reconnues : le master de journalisme de Sciences po Paris. L'établissement avait lancé ce diplôme en 2004. "A la sortie de l'école, 40% de nos diplômés décrochent un CDI, 30 % un CDD et 20 % travaillent en pige", indique Agnès Chauveau, directrice exécutive de l'établissement. Particularité du master : plus de 40 % des diplômés travaillent pour la télévision.

Mathieu Oui

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