1. Adrien, 24 ans, éleveur de bovins en Lozère : "Notre exploitation tourne bien avec 50 bovins et 250 brebis"
Témoignage

Adrien, 24 ans, éleveur de bovins en Lozère : "Notre exploitation tourne bien avec 50 bovins et 250 brebis"

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Salon de l'agriculture 2013 : Adrien, 24 ans, éleveur de bovins en Lozère
Salon de l'agriculture 2013 : Adrien, 24 ans, éleveur de bovins en Lozère. // © Sandrine Chesnel

fleche-rouge Comment avez-vous choisi cette orientation ?

Je suis fils d'éleveur, et je n'ai jamais imaginé faire un autre métier. J'aime la vie au grand air, j'aime voir naître les petits veaux, j'aime les voir grandir, tout me plaît dans ce métier – sauf la comptabilité ! Il faut savoir que les agriculteurs ont quand même beaucoup de "paperasses" à faire. Mais comme je me suis installé en m'associant avec mon père, en Gaec (groupement agricole d'exploitation en commun), c'est ma mère qui s'occupe de la comptabilité et des papiers !

fleche-rouge Quelles études avez-vous suivies ?

Après le collège, j'ai préparé en 2 ans un BEPA (brevet d'études professionnelles agricoles) productions animales au lycée d'enseignement agricole Terre Nouvelle, à Marvejols (48). Puis j'ai préparé en alternance mon BPREA. Mais, quand j'ai eu mes diplômes, je n'ai pas réussi à trouver les terres nécessaires pour pouvoir m'installer. La Lozère est le département de France où il y a le plus d'installations de jeunes agriculteurs - 80 par an, en moyenne. La concurrence est rude pour trouver du foncier : quand quelqu'un part à la retraite, il y a 25 personnes pour reprendre ses terres ! J'ai donc commencé par travailler comme employé communal dans mon village. Au bout de 2 ans et demi, mon grand-père maternel a décidé de partir à la retraite : il m'a alors proposé de reprendre la moitié de ses terres et j'ai sauté sur l'occasion pour m'associer avec mon père.

fleche-rouge Avez-vous envisagé de vous installer seul ?

Non. S'installer en GAEC, c'est comme monter une entreprise avec un associé. On s'entraide, on n'a pas à porter seul le poids de l'exploitation. Par ailleurs, ma situation pour l'instant est plutôt confortable, notre exploitation tourne bien avec 50 bovins (des vaches d'Aubrac) et 250 brebis. Je gagne environ 1.000 € par mois, mais je n'ai pas de charges familiales et j'habite encore chez mes parents.

fleche-rouge Êtes-vous déjà venu au salon de l'agriculture ?

Oui, trois fois ! Je suis là pour faire goûter les produits de notre terroir : l'agneau de Lozère, et la fleur d'Aubrac (viande issue de croisement entre race Aubrac et race Charolaise). On parle beaucoup, on échange avec le public, et c'est vraiment très sympa.

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Sommaire du dossier
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