1. Étudier en école nationale, régionale ou municipale d’art

Étudier en école nationale, régionale ou municipale d’art

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Les écoles nationales, régionales ou municipales d’art dépendent du ministère de la Culture et de la Communication, comme les Beaux-Arts de Paris, les Arts-Déco et les Ateliers. Il en existe 45, implantées sur 58 sites dans toute la France. Ces écoles sont le plus souvent désignées par le vocable “Beaux-Arts”, qui n’est pas réservé exclusivement à l’école parisienne de la rue Bonaparte. Les explications de Céline Manceau, extraites de Bien choisir son école d’art, aux éditions l’Etudiant.

Le fait que les écoles d'art soient nationales, régionales ou municipales est lié simplement au type d'administration qui les finance, à savoir l'État, la Région ou la municipalité. D'ailleurs, leur intitulé ne correspond pas toujours à la réalité : certaines écoles se baptisent nationales ou régionales mais sont en fait des écoles municipales.

À deux exceptions près (l'École nationale de la photographie d'Arles et le Studio national des arts contemporains à Tourcoing), toutes ces écoles délivrent les mêmes diplômes d'État : le DNAT en trois ans pour le cycle court et le DNAP en trois ans, suivi du DNSEP en deux ans, pour le cycle long.

Le DNAT et le DNSEP sont inscrits au Répertoire national des certifications professionnelles, respectivement aux niveaux bac+3 et bac+5. Depuis juin 2012, le DNSEP confère le grade de master.


Options, spécialisations : des variations locales


Ces diplômes comprennent plusieurs options (art, design, communication, etc.) qui ne sont pas enseignées dans toutes les écoles. De même, toutes les écoles d'art ne préparent pas forcément aux deux cycles, tandis que d'autres proposent des spécialisations.

En outre, la qualité de l'enseignement dispensé dans une école peut dépendre de plusieurs critères : le dynamisme des élèves, l'influence du directeur, ses rapports avec la ville dans laquelle elle est située, son implication dans le contexte culturel local, les moyens financiers et humains dont elle dispose.

Le ministère de la Culture et de la Communication, via l'IGEA, veille à ce que la qualité de l'enseignement soit identique à Nice, Nantes et Strasbourg, mais n'a aucune influence sur le montant des subventions accordées par chaque ville ou département à son école d'art municipale ou régionale.


Une scolarité peu onéreuse


Dans la grande majorité des cas, la scolarité est prise en charge par l'État ou les collectivités. Vous aurez simplement à régler des frais dont le montant est fixé par le ministère de la Culture et de la Communication pour les écoles nationales (il était de 387 euros par an à la rentrée 2012), et par elles-mêmes pour celles qui sont régionales ou municipales (dans ce cas, le coût varie d'une ville à l'autre, parfois du simple au double). Certaines écoles proposent un tarif privilégié aux étudiants de la ville ou de la région.

Sommaire du dossier
À chaque école d’art son concours d’entrée Les études dans les écoles d’art de province Accessible après un bac+2 : l’École nationale supérieure de la photographie (ENSP) d’Arles Accessible à bac+5 : Le Fresnoy, Studio national des arts contemporains Quels sont les débouchés des écoles d’art ?