Comment choisir sa formation aux métiers de l’animation ?

Par Isabelle Maradan, publié le 20 Avril 2011
5 min

Radio, télé, ciné, animation, ou maquillage : vous nous avez posé des questions sur les formations et les métiers de l'audiovisuel lors des salons de l'Etudiant. Des inscriptions dans les écoles aux débouchés dans le secteur, les réponses extraites du livre d'Isabelle Maradan "Les Métiers de l'Audiovisuel", paru aux éditions l'Etudiant.

Si les métiers de l’animation vous attirent et que vous êtes persuadé d’avoir le talent nécessaire, sachez que de très bonnes formations sont proposées un peu partout en France. La difficulté consiste à se repérer dans ce qui ressemble fort à un labyrinthe quand on n’y connaît rien ou pas grand-chose. Une partie de l’étude de René Broca a consisté à aller voir les employeurs potentiels du secteur, soit une quarantaine d’entreprises en France, qui travaillent parfois aussi à l’étranger, afin de lister les formations qui peuvent se prévaloir d’une reconnaissance bien réelle dans le secteur. Cette reconnaissance s’appuie sur un critère très concret : l’embauche effective d’un jeune au terme de son cursus dans un studio ou une société de production d’animation. Sans perdre de vue que l’embauche ne se fait jamais sur la seule foi d’un diplôme, mais sur la valeur propre de l’individu, le travail mené par le consultant atteste de la qualité de ces formations initiales.


3 écoles de renommée internationale

 
Reste que les responsables de studios, américains notamment, apprécient beaucoup certaines formations françaises. Parmi elles, l’école des Gobelins forme des généralistes multifonctions : designer-graphiste, storyboarder, layoutman, décorateur, animateur 2D et 3D, compositeur

Le département animation de l’École de l’image des Gobelins forme chaque année 25 personnes sélectionnées parmi près de 500 candidats au concours de niveau bac. Le département animation peut se féliciter d’un taux de placement de 95 % dans les mois qui suivent la fin de la scolarité. Les studios américains et les studios anglais d’animation et d’effets visuels sont massivement présents aux jurys de fin d’études. Parmi les habitués : DreamWorks Animation, Passion Pictures, Framestore, Aardman Animation. René Broca note que Pixar y participait également en 2008 pour la première fois.

> Pour en savoir plus, visitez le site de l’école des Gobelins.

Supinfocom à Valenciennes propose 70 places à 400 candidats, pour accéder en cycle préparatoire avec un bac général ou un bac STI arts appliqués. Le concours d’entrée en cycle supérieur offre, quant à lui, 30 places pour 300 candidats de niveau bac+2 ou justifiant d’une expérience professionnelle préalable. L’étude de René Broca révèle que les étudiants accédant au cycle préparatoire sont issus de BTS (brevet de technicien supérieur), de "prépas provinciales" (Toulouse, Lyon, Angers, Bayonne), d’une licence ou d’un DMA animation (École Estienne).

Le gotha international de l’animation et des effets visuels numériques : DreamWorks Animation, Framestore, Aardman Animation, Passion Pictures, Studio Aka, Nexus Productions, Double Negative, ainsi que toutes les entreprises françaises du secteur sont présents au jury, où sont présentés les films de fin d’études. L’école affiche également un excellent taux de placement de 98 %. Et le milieu professionnel s’accorde à dire que Supinfocom produit de très bons techniciens infographistes, modélisation, éclairage, texture, rendu… mais que l’on ne devient pas réalisateur à la sortie de l’école, comme pourrait le laisser entendre le titre du diplôme "réalisateur numérique".

> Pour en savoir plus, visitez le site de l’école Supinfocom.

Supinfocom Arles. La 3e école ayant droit à cette renommée planétaire est un autre Supinfocom, à Arles. Les concours d’entrée et les jurys de fin d’études, ainsi que le contenu pédagogique sont les mêmes à Valenciennes et Arles.

> Pour en savoir plus, visitez le site de l’école d'Arles.


Douze autres écoles pour devenir un professionnel de l’animation

En dehors de ces 3 écoles, 10 autres sont reconnues par le secteur. Elles se situent un peu partout en France. Il s’agit de l’ESAAT (École supérieure des arts appliqués et du textile) de Roubaix ; de l’EMCA (École des métiers du cinéma d’animation) à Angoulême ; de La Poudrière, à Valence ; de l’école Georges-Méliès à Orly?; du département ATI (arts et technologies de l’image) de l’université de Paris?8. Même sort pour 3 écoles privées. L’ISAA (Institut supérieur des arts appliqués), à Paris ; l’école Émile-Cohl, à Lyon et l’école Pivaut, à Nantes.

Deux autres écoles sont jugées prometteuses parce qu’elles sont bien appréciées des entreprises. Il s’agit de l’ESMA (École supérieure des métiers d’art), école privée située à Montpellier, et de l’institut Sainte-Geneviève, établissement catholique d’enseignement sous contrat d’association avec l’État, à Paris. Mais René Broca avoue manquer de recul pour les intégrer aux 8 précédentes, les formations offertes dans l’animation y étant trop récentes.

Les métiers de l'audiovisuel // (c)POUR ALLER PLUS LOIN

À découvrir aux éditions l'Etudiant :
"Les Métiers de l'Audiovisuel", par Isabelle Maradan.


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