Comment travailler dans les métiers de la télévision, du cinéma et de la radio ?

Par Isabelle Maradan, publié le 20 Avril 2011
6 min

Radio, télé, ciné, animation, ou maquillage : vous nous avez posé des questions sur les formations et les métiers de l'audiovisuel lors des salons de l'Etudiant. Des inscriptions dans les écoles aux débouchés dans le secteur, les réponses extraites du livre d'Isabelle Maradan "Les Métiers de l'Audiovisuel", paru aux éditions l'Etudiant.

Une chose est sûre, dans l’univers de la télé et du cinéma, il y a bien plus de places à prendre dans l’ombre que dans la lumière. Les tâches y requièrent des compétences variées, des plus techniques aux plus artistiques, parce que la télé, comme le cinéma, c’est avant tout du son, de l’image, de la lumière, des décors et une bonne dose d’organisation. De quoi ravir plus d’un profil. Alors, pourquoi pas vous ?


Autour d’un plateau télé...

 
Regardez un peu le monde qui se cache en coulisse d’une émission télé, d’un JT ou d’un divertissement. Vous y croiserez l’assistant du présentateur, qui le seconde ; le maquilleur, le coiffeur et le styliste qui veillent à son image ; des cadreurs plateau, qui le filment ; la scripte (et oui, c’est généralement une femme), gardienne du temps, chargée de gérer le bon déroulement des émissions ; un réalisateur qui jongle entre les caméras pour choisir l’image que vous allez recevoir sur votre poste de télé ; un chef d’équipement, chargé des moyens techniques nécessaires pour que l’image et le son soient diffusés ; un ingénieur de la vision et un directeur de la photographie, qui contribuent à harmoniser les images réalisées par les différentes caméras et à donner un teint de pêche aux personnes filmées ; un ingénieur du son en régie, responsable du placement des micros et de la qualité des sons diffusés pendant l’émission. Participent également une myriade d’opérateurs, parmi lesquels le truquiste qui habille les effets visuels ; l’opérateur synthé, gardien des écrits qui apparaissent à l’écran ; l’opérateur magnéto, qui envoie les reportages ; l’opérateur ralenti, dont l’utilité ne vous a pas échappé au cours d’un match de foot ; l’opérateur prompteur, chargé du contenu et du défilement du texte que lit l’animateur. Et ce n’est pas fini !


Un plateau qui ne se prépare pas tout seul

 
Enregistrée ou en direct, une émission d’information ou un jeu télévisé se passe sur un plateau télé. Rien à voir avec celui que vous dévorez devant votre animateur préféré ! Celui-là est le résultat du travail de moult professionnels. Bien avant l’émission, le chef de plateau inspecte les lieux, vérifie que tous les techniciens sont en place, et que le matériel nécessaire est bien là. Son travail se poursuit pendant l’enregistrement ou le direct. Il est l’hôte du plateau de tournage. Ferme et convivial, il n’hésite pas à remettre un peu d’ordre si cela se révèle nécessaire pour que tout se passe au mieux. Ce plateau, un chef décorateur l’a conçu pour l’occasion. Le producteur de l’émission lui a confié la réalisation d’un univers adapté à un concept, un budget et un lieu.

Une rédaction pour le journal télévisé

 
Avant un journal télévisé, les sujets du jour ont été définis lors d’une conférence de rédaction animée par un rédacteur en chef et des journalistes qui sont partis les tourner. Selon les moyens de la chaîne, un JRI (journaliste reporter d’images), biqualifié en tant que journaliste et cameraman, part seul ou avec un journaliste et un  ingénieur du son. Si tous les journalistes qui font les reportages ne présentent pas le JT, vous connaissez parfois le visage de certains d’entre eux. Envoyés spéciaux pour couvrir un événement ou correspondants dans des pays étrangers, ils signent souvent leurs sujets face caméra. Une fois les images tournées, c’est au monteur que revient la tâche de construire le sujet avec le journaliste, à partir des rushes. Mais là encore, selon les moyens des chaînes, le JRI peut être amené à monter lui-même ses sujets. Esprit de synthèse exigé, pour des reportages qui se limitent la plupart du temps à 1 minute 30. Globalement, les choses se passent de la même façon en radio, l’image en moins.


En radio, chasseur de son

 
Derrière les sujets du journal radiodiffusé se trouvent aussi des journalistes, qui, comme à la télé, échangent entre eux sur le traitement de l’information qui vous sera proposée. Le journaliste-reporter en radio est capable de pêcher des ambiances sonores, comme autant de touches de couleurs, qui donneront à voir ce que vous entendez. Aux qualités des journalistes de presse écrite et à l’esprit de synthèse spécifique de l’écriture journalistique à la télé s’ajoute donc une sensibilité particulière aux sons et des compétences techniques liées à la prise de son et à son montage.


Donner à entendre, pour voir

 
C’est là que réside la magie de la radio, dans sa capacité à susciter en vous des images mentales à partir des voix et des musiques diffusées. Le ton, le rythme, l’humour et le style familiers du présentateur du journal, ou de l’animateur musique sans visage vous tire de votre sommeil à l’heure programmée sur votre radioréveil. Journaliste pour l’un, passionné de musique pour l’autre, leurs prestations sont séparées par des génériques et jingles immédiatement identifiables. Des habillages créés par un illustrateur sonore pour coller à l’image de la fréquence et de l’émission que vous aimez. Pour permettre à votre radio de diffuser dans les meilleures conditions, rien n’est laissé au hasard.


La radio : le fond, la forme

 
Avant l’arrivée de la voix qui vous réveille, le technicien de maintenance passe en revue le studio pour tout vérifier, et reste disponible ensuite pour d’éventuels dépannages. Jamais derrière le micro, le directeur technique des systèmes d’information gère les moyens mis à disposition et anticipe les évolutions techniques et la formation nécessaire aux personnels de la station pour s’y adapter. La réussite d’une émission tient autant au bon fonctionnement de la technique qu’à une bonne préparation. Un travail dont s’occupent ensemble producteur et réalisateur. La forme, le rythme et le fond, les invités, les sujets de débats, sont calés par le producteur et les chargés de réalisation. Puis, le chef opérateur du son prend la main pendant l’enregistrement ou le direct. Il assure l’enregistrement et l’envoi en diffusion d’une voix ou d’un instrument, le mixage des différents éléments sonores pour des enchaînements sans heurts. Le tout porté, dans le meilleur des cas, par un animateur de talent.
 

Les métiers de l'audiovisuel // (c)POUR ALLER PLUS LOIN

À découvrir aux éditions l'Etudiant :
"Les Métiers de l'Audiovisuel", par Isabelle Maradan.


Articles les plus lus

A la Une écoles spécialisées

Partagez cet article sur les réseaux sociaux !