Que vaut le diplôme d’une école privée en audiovisuel ?

Par Isabelle Maradan, publié le 20 Avril 2011
5 min

Radio, télé, ciné, animation, ou maquillage : vous nous avez posé des questions sur les formations et les métiers de l'audiovisuel lors des salons de l'Etudiant. Des inscriptions dans les écoles aux débouchés dans le secteur, les réponses extraites du livre d'Isabelle Maradan "Les Métiers de l'Audiovisuel", paru aux éditions l'Etudiant.

En dehors du BTS des métiers de l’audiovisuel, une multitude d’écoles privées proposent également des formations aux métiers de l’audiovisuel. "Ces formations sont de qualité variable et il n’existe pas aujourd’hui d’évaluation globale", déplore Frédéric Goldbronn, directeur de Vidéadoc. Missionnée par le CNC (Centre national du cinéma et de l’image animée) pour informer sur les dispositifs d’aide à la création et les formations dans le domaine de l’audiovisuel, l’association a fait le choix de l’exhaustivité. Dans son "Guide des formations", mis à jour en mars 2010, l’ensemble des formations du secteur public, puis privé, est présenté pour chaque famille de métiers. Les modalités d’admission, la durée, le programme et le coût sont précisés pour chaque formation. Autant de critères de comparaison qui devraient vous aider à choisir, pour ne pas vous fier exclusivement aux promesses de débouchés, forcément formidables, annoncées sur les plaquettes des écoles.

> En savoir plus sur Vidéadoc, le centre de documentation sur la création cinématographique, audiovisuelle et multimédia, et la recherche d'une formation dans l’audiovisuel.


La certification professionnelle

 
À 3IS (Institut international de l’image et du son), vous vous entendrez dire que l’école délivre un "3 titres de niveau?III" certifié au RNCP (répertoire national des certifications professionnelles) : opérateur de prises de son - mixeur en cinéma et audiovisuel ; cadreur opérateur de prise de vues et monteur pour le cinéma et l’audiovisuel diplômés de cette école. Le RNCP est une base de données des certifications à finalité professionnelle (titres, diplômes) reconnues par l’État et les partenaires sociaux, classées par domaine d’activité et/ou par niveau. La certification est délivrée par la CNCP (Commission nationale de certification professionnelle) au RNCP. L’État certifie ainsi le titre, lui donne une valeur professionnelle et un niveau de qualification. Le niveau I est le plus élevé et le niveau III correspond à un niveau BTS. Un diplôme délivré par une école peut aussi être visé par un ministère ou reconnu par l’État. Dans ce cas, la pédagogie et le programme sont contrôlés par le ministère de l’Éducation nationale. Le diplôme est officiel et bénéficie alors d’équivalences européennes. Votre formation est-elle certifiée ou bénéficie-t-elle d’un visa ou d’une reconnaissance de l’État ? Renseignez-vous avant de choisir !

> Pour en savoir plus, consultez le site de la CNCP et retrouvez, classés par domaine professionnel, tous les diplômes inscrits au répertoire.


L’alternance permet d’échapper aux frais de scolarité

 
"Nous avons développé une 3e année en alternance que nous sommes sur le point de faire certifier à bac+3", assure le directeur de l’EICAR. Georges Touati a développé cette formation pour la cinquantaine d’élèves qui décroche son BTS, mais pas un emploi. L’alternance leur permet d’échapper aux frais de scolarité, pris en charge par l’AFDAS (fonds d’assurance formation des secteurs de la culture, de la communication et des loisirs). Et les jeunes sont rémunérés par l’entreprise qui les accueille à hauteur de 85 % du SMIC, voire 100 % du salaire minimal pour ceux qui ont atteint l’âge de 26 ans. À 23 ans, Judith Naudet compte bien devenir chargée de production. La jeune femme, qui n’avait pas été prise en BTS dans un établissement public parce qu’elle ne possédait pas le niveau scolaire requis, est aujourd’hui en 3e année en contrat de professionnalisation production.


Une sélection sur l’aptitude à intégrer une entreprise

 
Comme elle, une quinzaine d’étudiants issus du public et le plus souvent titulaires du BTS suivent également cette formation, dans les domaines du montage et de la postproduction, du son, de l’image ou de la production. Ils sont sélectionnés par un jury sur leur aptitude à travailler en entreprise. Chaque année, seuls 1 ou 2 élèves de licence ou master d’université rejoignent les effectifs de la formation post-BTS. "Nous avons accueilli un élève de Paris 8 parce qu’il avait fait des stages et travaillé dans des sociétés de production. Mais généralement, les jeunes qui viennent de la fac ou d’un DUT (diplôme universitaire de technologie) ne sont pas aptes à intégrer une entreprise", estime le directeur de l’EICAR. 
 

Les métiers de l'audiovisuel // (c)POUR ALLER PLUS LOIN

À découvrir aux éditions l'Etudiant :
"Les Métiers de l'Audiovisuel", par Isabelle Maradan.


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