Quelles études et quels diplômes pour s’orienter vers les métiers de la restauration ?

Par Marine Richard, publié le 15 Novembre 2021
6 min

La France est le pays le plus visité au monde avec près de 90 millions de touristes internationaux comptabilisés en 2019. Le secteur de la restauration est donc un poids lourd de notre économie qui recrute massivement. Que vous vous destiniez à une carrière de chef cuisinier, de sommelier, de consultant ou de directeur de restaurant, il existe pléthore d’offres de formations pour se préparer à intégrer les métiers de la restauration. Panorama.

Près d'un million de personnes exercent dans l'hôtellerie-restauration en France. L’hébergement représente 25% des emplois du secteur contre 75% pour la restauration, selon une étude de Pôle Emploi de fin 2017. C’est un domaine qui permet d’accéder rapidement au marché du travail après des études courtes, même si des formations plus longues, permettant d’occuper des postes à responsabilité, sont également accessibles.

Quelles formations courtes pour intégrer les métiers de la restauration ?

Le CAP Commercialisation et Services en Hôtel-Café-Restaurant. Il s’agit d’une formation répertoriée au RNCP (niveau 3). Accessible après la troisième, elle se prépare en deux ans, dans des lycées professionnels ou des CFA. Il existe également des CAP cuisine post-bac en un an seulement comme à l’école Ferrandi.

Notez que la formation est gratuite en apprentissage. Pour vous inscrire, vous devez déposer une demande de dossier de candidature sur le site de l’école directement. L’école Ducasse délivre un CAP pâtissier, reconnu par l’Etat. La formation dure de huit à neuf mois dont huit semaines de stage.

Le bac pro commercialisation et services en restauration : accessible après la troisième ou après un CAP restauration, il est proposé dans 250 lycées. Il peut se préparer en apprentissage. D’une durée de trois ans, il permet de s'insérer très rapidement dans la vie professionnelle en tant que barman par exemple ou employé de restaurant.

Le bac sciences et technologies de l’hôtellerie et de la restauration (STHR). A l’inverse du bac pro restauration, il vise une poursuite d’études supérieures, en BTS notamment. Dans le cadre de la réforme du baccalauréat, le bac technologique STHR a été modifié. En première, les élèves suivent les enseignements de spécialité suivants : enseignement scientifique alimentation-environnement, sciences et technologies culinaires et des services, économie et gestion hôtelière.

Le BTS management en hôtellerie-restauration (MHR). Il s’agit d’un titre RNCP de niveau 5 (bac+2) dispensé par des lycées, des écoles ou des CFA. Très professionnalisante, cette formation permet de suivre quatre mois de stage en entreprise. Vous pourrez devenir sommelier, chef barman, chef de cuisine à l’issue de ce cursus.

Lire aussi

Des formations longues à bac+3 ou bac+5 pour prendre des responsabilités dans la restauration

Le bachelor restauration. Cette formation en trois ans, caractérisée par son ouverture à l’international, permet d’acquérir les bases du métier ainsi que des qualités de manager et d’entrepreneur. Ainsi, l’Ecole Ducasse, associée à Sommet Education, groupe d’enseignement hôtelier, dispense des bachelors post-bac en trois ans en arts culinaires et en arts de la pâtisserie en anglais ou en français, au choix, à 45.000 euros. Une place de choix est accordée à la pratique.

L’Ecole Ferrandi propose également des bachelors comme le bachelor Arts culinaires et entrepreneuriat option cuisine ou pâtisserie en partenariat avec l’ESCP business school, à Paris, à Bordeaux et à Rennes depuis septembre 2021, visés par le ministère de l’Enseignement Supérieur. Comptez entre 12.500 euros et 12.800 euros par année d’études. Les candidatures à cette formation en première année se font sur Parcoursup.

Autre double diplôme possible, celui du bachelor en management des arts culinaires du Cordon Bleu Paris avec l’université Paris-Dauphine. Il prépare les étudiants à devenir managers de restaurant ou à ouvrir leur propre restaurant grâce à une formation en trois ans. Une partie des modules de la troisième année des bachelors de l’institut Cordon Bleu est dispensée sur le campus de l’Université Paris-Dauphine. Les frais de scolarité sont compris entre 12.000 et 12.500 euros par an, pour les étudiants européens.

Lire aussi

D’autres bachelors sont proposées en écoles d’hôtellerie-restauration comme à l’Ecole Ferrières (bachelors en arts culinaire) ou encore à l’Institut Paul Bocuse (bachelors en management spécialisés).

La licence professionnelle en gastronomie. Les universités proposent aussi des formations en gastronomie, publiques cette fois, comme celle d’Angers qui compte une licence professionnelle métiers des arts culinaires et des arts de la table en un an, après un BTS ou une licence 2 (RNCP niveau 6). Vous pourrez par exemple devenir directeur de restaurant à l’issue de cette formation. Comptez 170 euros par an et 91 euros de CVEC.

Les MBA et MSc pour se préparer aux fonctions de management. Ils délivrent un bac+5 et permettent d’accéder à des postes à responsabilité comme directeur de restaurant. L’Ecole Savignac, qui appartient à la CCI de la Dordogne, propose par exemple un MBA Manager des entreprises de l’hôtellerie, du tourisme et de la restauration, enregistré au RNCP. Près de 91% des diplômés trouvent un emploi dans les six mois après la sortie de l’école.

D’une manière générale, les écoles d’hôtellerie-restauration proposent une poursuite d’études en bac+5 aux titulaires d’un bachelor pour se préparer aux fonctions de management dans le secteur. C’est le cas de l’Ecole Ferrières, de l’Institut Paul Bocuse, de Ferrandi ou du Cordon Bleu. Renseignez-vous auprès de chacune pour trouver la spécialisation qui vous convient.

Lire aussi

Articles les plus lus

A la Une écoles spécialisées

Partagez cet article sur les réseaux sociaux !