1. L’enseignement est-il identique à celui des universités publiques ?
Enquête

L’enseignement est-il identique à celui des universités publiques ?

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Les universités catholiques sont sélectives et… payantes. Une première année de licence peut coûter jusqu'à 5.000 € (c'est moins de 200 € dans une université publique). Et pourtant ! Elles attirent de plus en plus les bacheliers. Vous hésitez à vous inscrire dans l’une d’entre elles ? Pour mieux connaître ces établissements, voici les réponses à toutes les questions que vous vous posez.

Des promotions réduites (120 étudiants en première année de sciences et technologies à Lille, 100 en première année de droit à Toulouse, 220 en première année de psycho à Lyon ou encore 60 en lettres…), un tutorat poussé, des enseignants plus accessibles, des stages dès la L1, les universités catholiques mettent le paquet sur l’accompagnement personnalisé de leurs étudiants. Tout est mis en œuvre pour faciliter votre adaptation à l’université.

 
Accompagner la réussite

 
Ces moyens permettent aux universités catholiques d’afficher des taux de réussite supérieurs à ceux des universités publiques (au-delà de 90 %) : 92 % en droit ou 93 % en psycho à Lyon, par exemple.

À titre de comparaison, selon le ministère de l’Enseignement supérieur (d'après une note d'information d'avirl 2013), le taux de réussite en troisième année de licence, toutes filières confondues, est d'environ 74 % dans les universités publiques.

La sélection des étudiants à l’entrée explique aussi ces résultats, mais les universités catholiques ne sont pas non plus à l’abri de l’échec. Simplement, elles peuvent plus facilement, étant donné les faibles effectifs, détecter très rapidement les difficultés et proposer une réorientation. A l'université catholique de La Roche-sur-Yon, le taux d'abandon est de 2 %. Et trois ans après leur arrivée, 89 % des étudiants décrochent leur licence.
 

Gérer l’échec

 
En première année des études de santé (PACES), la Catho de Lille accepte quelque 500 étudiants en première année pour un numerus clausus d'une centaine de places au concours de médecine (auxquelles s'ajoutent 8 en pharma et 2 en odontologie, via un accord avec Lille 2) et une vingtaine en maïeutique (sage-femme).

"Pour éviter les déceptions, nous préparons nos étudiants à la réorientation dès le premier jour de la rentrée, explique Bruno Cazin, président-recteur délégué de la Catho de Lille. Quand ils échouent après les premiers examens, sans attendre, nous leur proposons de suivre un semestre de remise à niveau scientifique pour qu'ils puissent se tourner à la rentrée suivante vers d'autres études. Il peut s'agir de filières médicale ou paramédicale (kiné, infirmier, sage-femme) ou de domaines proches comme la psychologie ou la biologie".


L’essayer, c’est l’adopter ?

Les universités catholiques, en plus des traditionnelles journées portes ouvertes, proposent aux élèves de première et de terminale de venir assister à un cours (sauf à Lyon). C’est ainsi qu'en décembre 2012, 800 lycéens sont venus à l’Institut catholique de Paris pour assister à une conférence sur les études et la méthodologie à l’université, suivie d’un cours d’une heure dans une discipline au choix (allemand, espagnol, anglais, sciences sociales et économiques, philo, lettres, histoire, droit/sciences politiques, histoire de l’art, etc). L'Institut catholique d'études supérieures de La Roche-sur-Yon, proposera, en mars 2015, une semaine de cours ouverts à l'université. Des élèves de terminale viendront s'asseoir aux côtés d'étudiants de première année de licence pour suivre le cours en même temps qu'eux.


Les prochaines journées auront lieu :
- le 27 novembre 2013 pour les élèves de terminale et le 12 mars 2014 pour les élèves de première, à Lille ;
- le 4 décembre 2013 à Paris ;
- le 19 février 2014 à Toulouse ;
- le 26 février 2014 à La Roche-sur-Yon ;
- les 13 et 14 mars 2014 à Angers.


Sommaire du dossier
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