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Témoignage

Lilian en L2 de STAPS à Chambéry : “STAPS, c’est beaucoup de sciences et un peu de sport”

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La licence STAPS comprend aussi des cours d'anatomie et de physiologie. // © Patrick ALLARD/REA
La licence STAPS comprend aussi des cours d'anatomie et de physiologie. // © Patrick ALLARD/REA

Pour Lilian, en STAPS à l’université de Savoie, attention aux idées reçues : la filière ne se limite pas à son volet sportif. Partage d'expérience.

Lilian étudiant en deuxième année de Staps à l'université Savoie Mont Blanc

STAPS (sciences et techniques des activités physiques et sportives), c'était son premier choix. Lilian, en deuxième année à l'université de Savoie, veut devenir professeur d'EPS (éducation physique et sportive). Après un bac scientifique, le jeune homme est arrivé à la fac avec une idée assez floue de ce cursus. "Je ne m'attendais ni au contenu ni à la quantité d'enseignements", avoue-t-il.

Tout d'abord, ce n'est pas que du sport : "C'est beaucoup de sciences, assure-t-il. La première année de licence est très générale, avec des sciences de la vie qui comprennent de la physiologie, de la biologie et de l'anatomie, ainsi que des sciences humaines et sociales comme la psychologie, la sociologie, l'histoire..."

Plusieurs sports au menu

Quid du sport ? "La pratique sportive n'est vraiment qu'une petite partie du cursus, souligne le jeune homme de 20 ans. En première année, cela ne représente qu'environ 6 heures par semaine, sur environ 25, et 8 heures en licence 2. Avec le jeu des coefficients, les matières théoriques comptent donc plus que la pratique", insiste le Savoyard.

Faut-il néanmoins avoir un très haut niveau en sport ? "La question n'est pas d'être très bon ou de faire de la compétition. Certains en font, d'autres pas du tout, avance Lilian. Le plus important, c'est d'aimer toucher à des sports très différents (outdoor, collectifs, de combat...)." Chaque année, l'étudiant choisit un menu avec plusieurs sports. "Même la danse, ça m'a bien plu, reconnaît-il en riant. Bien qu'au niveau souplesse, j'avais un peu de mal."

Le sport de prédilection de Lilian, c'est le ski de fond. Il l'a pris en "spécialité", c'est-à-dire qu'il suit ce sport tout au long de sa licence. "Avoir ski tous les jeudis, c'est plutôt sympa, reconnaît-il. Et c'est très intéressant car on étudie le sport en profondeur : quand on ne peut pas skier, on fait de la théorie."

Beaucoup de travail pour réussir

Passionné, le jeune homme ne nie cependant pas les difficultés. "STAPS, c'est du lourd. Il faut beaucoup bosser pour y arriver. On est moins suivi qu'au lycée : personne n'est dans notre dos pour nous rattraper ou nous mâcher le travail. Soit tu suis en cours, soit tu ne suis pas ! C'est l'autonomie. En revanche, quand on a besoin, les enseignants sont là", observe-t-il.

Et si les amphis surchargés – dont les images circulent particulièrement à la rentrée 2015 – sont une réalité, "c'est surmontable, assure-t-il. Quand je suis arrivé en L1, il n'y avait pas de capacités limitées, donc on s'est retrouvés à 400 ! C'était un peu compliqué, avec des étudiants assis par terre. Assez vite, il y en a pas mal qui décrochent. On a des TD très chargés, à 35 ou 40. Mais les conditions d'études ne sont pas mauvaises. Les enseignants font tout pour que ça se passe bien. Mieux vaut juste se mettre dans les premiers rangs d'amphi pour entendre le prof et surtout avoir un objectif : ça aide beaucoup à se motiver."

Une filière à laquelle on s'identifie

L'ambiance aussi peut aider à passer ce cap plus facilement. Lilian est secrétaire du BEAPS (bureau des étudiants en activités physiques et sportives), qui s'occupe d'événements sportifs ou encore du tutorat. "On a de la chance d'avoir une filière à laquelle les étudiants s'identifient, avec des associations très présentes. Beaucoup de choses sont organisées pour qu'on puisse très vite s'intégrer et se faire une bande d'amis, précise-t-il. Cela permet de faire ses études tout en prenant du bon temps !" Un bon compromis pour réussir.

Pour aller plus loin : Réussir sa licence à la fac : comment serez-vous noté à l’université ? / Licence de droit : ce qui vous attend vraiment en première année / Après un bac L : faut-il être bon en sciences pour faire psycho ? / Réussir ses études à l'université : la vérité sur 15 filières à la fac / STAPS : les facs de sport retrouvent la forme !

Sommaire du dossier
Retour au dossier Anthony en L3 de psychologie à Lille : “La psychologie, c’est très scientifique” Laura en L3 de droit à Cergy : “La première année de droit, c’est vraiment une nouvelle méthodologie à acquérir” Lilian en L2 de STAPS à Chambéry : “STAPS, c’est beaucoup de sciences et un peu de sport”