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Droit : de nouvelles formations ouvrent à la rentrée 2020

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En master, la sélection dans les formations du droit se fait désormais à l’entrée en M1. // © Adobe Stock/Rawf8
En master, la sélection dans les formations du droit se fait désormais à l’entrée en M1. // © Adobe Stock/Rawf8

La licence de droit est la plus populaire sur Parcoursup, avec 256.000 vœux en 2019. Pour faire face à la demande, les établissements français développent leur offre de formation. Zoom sur les nouveaux parcours de l'Institut Catholique de Paris et de l'université de Nanterre.

À l’Institut catholique de Paris (ICP), une filière droit sera créée dès l’année prochaine afin "d’aborder le droit dans ses transformations actuelles", explique le recteur Philippe Bordeyne. Une licence "droit privé" ouvrira donc à la rentrée 2020, pour compléter la licence "droit public et sciences politiques" déjà existante.

Des masters sont aussi créés. Le master droit des libertés et droit des religions, en partenariat avec l’université Paris-Saclay et la faculté de droit canonique de l’ICP, bénéficiera de 20 à 25 places dès la rentrée prochaine. Le master famille et patrimoine, sera également accessible dès la rentrée 2020. Un master droit, philosophie et numérique et un master nouvelles normes, nouvelles procédures ouvriront quant à eux à la rentrée 2021.

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Une dizaine de nouveaux parcours à Nanterre

L’université Paris 10 – Nanterre va quant à elle ouvrir une dizaine de nouveaux parcours dès la rentrée prochaine. Une bonne nouvelle pour les étudiants qui se dirigent vers cette formation sélective. "Le nombre de places en master est quasiment équivalent au nombre d’étudiants en licence. Mais ils sont en concurrence avec les étudiants d’autres formations qui candidatent à Nanterre, donc seuls les meilleurs sont pris", explique Anne-Laure Chaumette, co-directrice de l’UFR Droit / Science Politique.

Le master droit des affaires, très demandé, aura un nouveau parcours "analyse et pratique du droit des affaires". Réalisé en apprentissage durant la deuxième année, il accueillera 12 étudiants.

Deux nouveaux parcours ouvriront également dans le master droit pénal et sciences criminelles. Un parcours "droit pénal économique et de la conformité", en apprentissage durant la 2e année, ouvrira 25 places. Un parcours "droit pénal international et comparé", qui offrira 30 places, apportera une dimension plus internationale, avec la possibilité d’être juriste dans des organisations internationales.

Le master justice, procès et procédures aura également deux nouveaux parcours permettant de préparer aux concours de l’ENM (Ecole nationale de la magistrature) et de l’ENSP (Ecole nationale supérieure de la police) : le parcours "métiers de la justice" (ENM) et le parcours "métiers de la sécurité" (ENSP).

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Création de masters

Un master droit européen, avec un parcours unique, verra également le jour. Il sera notamment axé sur la libre circulation des personnes dans l’espace européen. Les débouchés sont assez divers : juriste international ou européen, avocat, juriste consultant, ou encore responsable de service juridique.

Enfin, un master systèmes juridiques et droit de l’homme sera créé, avec trois parcours. D’une part, un parcours "droits de l’homme", qui ouvrira entre autres les portes des ministères, des associations et du défenseur des droits. D’autre part, un parcours "théorie et analyse du droit", plus généraliste, avec des enseignants venant de l’ENS Cachan et de l’EHESS. Enfin, un parcours "histoire et anthropologie du droit", qui offrira par exemple des cours sur l’asile et l’immigration, le droit international, l’histoire des droits de l’homme…

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Décrocher le master de son choix

La sélection en master se fait désormais pour l’entrée en M1, non plus en M2, et chaque parcours dispose de peu de places. Les étudiants sont ainsi encouragés à formuler plusieurs vœux au sein de leur université ainsi qu'à postuler à d’autres universités, à travers la plateforme e-candidat. La sélection se fait sur dossier, avec parfois un entretien supplémentaire, notamment pour les filières en apprentissage.

"Nous regardons bien sûr les notes, avec 13 de moyenne minimum, mais aussi les expériences professionnelles et l’engagement, notamment associatif", détaille Anne-Laure Chaumette.

Pour jeter leur dévolu sur certaines formations, les étudiants peuvent miser sur leur niveau et leurs stages. "Après les 3 premières années de droit, on regarde notre niveau dans chacun des cours et on candidate pour les parcours orientés vers ces matières", expliquent Fiona et Léa, en L3 de droit à Nanterre.

Les stages leur ont aussi permis de réaliser ce qu’elles voulaient faire, ou pas. Une expérience professionnelle facultative, qu’il faut donc organiser sur son temps de vacances, mais très bénéfique à l’orientation.

Diane, 30 ans, qui a décidé de reprendre ses études à Nanterre après une licence de droit à l’UVSQ et quelques années comme intermittente du spectacle, livre aussi ses conseils pour bien choisir son master. "Il faut aussi être curieux de tout, se renseigner sur les journées professionnelles, rencontrer des gens du milieu. On ne trouve pas tout sur internet, il ne faut pas rester dans son coin".