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Droit des affaires et DJCE plébiscités

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En droit, les connaissances juridiques ne suffisent pas. Langues étrangères, expérience internationale et stages sont tout aussi indispensables pour réussir son parcours.

Au niveau master professionnel (bac+5), les spécialités en lien avec l’activité économique et l’entreprise ont le vent en poupe. Les masters en droit des affaires, droit fiscal, droit de la concurrence ou contentieux, ou les diplômes de juriste conseil en entreprise (DJCE : il en existe 10) sont ainsi très recherchés par les sociétés, des grandes entreprises indus­trielles jusqu’aux PME.

"La gestion des risques est de plus en plus importante dans les entreprises, analyse Catherine Bunod, consultante au cabinet de recrutement Jurispartner. Celles-ci travaillent en amont, par exemple sur la question des contrats et acqui­sitions, pour éviter tous les contentieux qui leur coûtent cher." Ces dernières années, les profils de juriste junior sont passés de 10 à 40 % des recrutements de ce cabinet spécialisé. Seul souci, ce sont les diplômés avec une première expérience (trois ans au minimum) qui sont surtout recherchés. "3 ans, c’est la durée minimale pour être totalement autonome, confirme Fanny Brunois, juriste en entreprise industrielle depuis 1 an. Actuellement, je rédige seule les contrats simples, mais les gros contrats sont relus par des juristes plus expérimentés."

Par ailleurs, la concurrence sur le marché de l’emploi des juristes d’entreprise fait que de plus en plus de candidats cherchent à se distinguer par un double cursus : diplôme d’école de commerce ou de Sciences po, CAPA (certificat d’aptitude à la profession d’avocat), etc.

Fanny Brunois, 24 ans, juriste à la société Socomec, à Strasbourg (67)


"Les stages sont essentiels pour affiner son projet professionnel"

"J’ai suivi en parallèle un master en droit des affaires et un DJCE (diplôme de juriste conseil en entreprise) à l’université Robert-Schuman de Strasbourg. J’ai été embauchée dans l’entreprise industrielle où j’ai effectué mon stage. Du coup, l’insertion a été immédiate. Diplômée le 30 juin 2007, j’ai commencé le 4 juillet. Je conseille de faire un maximum de stages pour affiner son projet professionnel le plus tôt possible. Au début, je voulais être magistrate, mais après un stage en tribunal, je me suis rendu compte que cela ne me convenait pas. Après un stage en ressources humaines, j’ai constaté que ce n’était pas fait pour moi, car on fait très peu de droit… Finalement, je me suis aperçue que c’était la profession de juriste en entreprise qui me convenait. Si l’on n’a pas un projet précis, on risque de s’égarer dans une mauvaise filière. Car, à l’entrée en master 2, il y a certains prérequis qui nécessitent qu’on ait suivi les bonnes options de licence. Par exemple, pour intégrer le DJCE, il faut avoir fait du droit fiscal, du droit des obligations et du travail…"
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