AES et Sciences éco à la fac : es cursus et matières à risques

publié le 21 Mai 2007
2 min

Points forts, points faibles, qualité de l’insertion… Nous avons décrypté les principales disciplines enseignées à l’université, regroupées en quatre grandes familles.

AES, beaucoup d’abandons.

Avec moins d'un étudiant sur deux (47,5%) qui poursuit l’année suivante, la licence d’administration économique et sociale arrive en tête de l’abandon en fac. Abandon dû à l’importance des inscriptions par défaut : plus de 40 % des inscrits déposent un dossier dans une filière sélective (BTS, DUT, prépa…). La pluridisciplinarité au programme de la licence explique peut-être aussi cette incertitude. Après la première année de licence, ils sont 40 % à quitter l'université et 13 % à se réorienter vers une autre filière universitaire (économie, droit).
Premier et principal débouché : la fonction publique, le programme préparant plutôt bien les diplômés aux épreuves des concours. Mais face à la forte concurrence et à la surenchère aux diplômes, les licenciés ont souvent plus de succès aux concours de catégorie B (niveau bac) que de catégorie A (niveau licence), ce qui signifie une déqualification à la clef…

Sciences éco : gare à l’abstraction !
De la théorie économique aux mathématiques et statistiques en passant par la gestion des entreprises, la filière de sciences éco et gestion à l’université est d’abord un cursus très généraliste, au contenu souvent théorique, voire abstrait, qui suscite souvent découragement et échec parmi les bacheliers. Et faire le lien entre les abstractions des outils mathématiques et l’économie réelle demande un vrai effort intellectuel.
À partir de la licence 3, trois grandes bifurcations sont possibles. La filière "politiques sociales" prépare plutôt au CAPES de sciences économiques et sociales (12,31 % de réussite en 2009 !) et aux concours de la fonction publique. La filière "analyse économique et gestion" mène surtout aux écoles de commerce et aux masters de gestion, marketing, ressources humaines. La filière souvent dénommée "analyse économique et modélisation", particulièrement matheuse, ouvre notamment la voie aux masters très recherchés de finance, de comptabilité et de gestion bancaire.

Mathieu Oui

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