Formations post-bac + 2 : quelle plus-value ?

publié le 16 Mars 2008
2 min

Faut-il ou non poursuivre vos études après votre BTS ou votre DUT ? Et si oui, quelle formation choisir pour apporter une vraie plus-value à votre profil ? Si la question vous taraude, consultez les conseils : nous dressons pour vous les différentes possibilités - licence professionnelle, admissions parallèles, IUP… - qui vous sont offertes et passons en revue les critères à envisager avant de vous lancer.

Une chose est sûre : ne vous engagez pas à tout prix dans une licence professionnelle (LP) dans le seul but d’accoler une année d’études de plus à votre DUT ou BTS. Muni d’un bac + 2 de technicien supérieur, vous pourrez en effet trouver facilement du travail puisque le taux de chômage est de 6 % trois ans après l’obtention d’un DUT – une proportion équivalente à celle des diplômés d’écoles d’ingénieur – et de 9 % pour les BTS, c’est-à-dire moins que les diplômés d’un master* !

Une insertion pas forcément facilitée
Qu’avez-vous à gagner malgré tout en décrochant une LP ? Ne comptez pas automatiquement sur une insertion professionnelle plus facile car certains secteurs d’activité recherchent avant tout des bac + 2 (BTP, agriculture, commerce, industrie, informatique par exemple).

Des écarts de salaires pas toujours significatifs
D’autre part, les grilles salariales, dans l’industrie notamment, ne reconnaissent pas le niveau bac + 3. En général, à l’embauche, les salaires des DUT et des BTS tournent autour de 1300 € net contre 1380 € pour les diplômés de LP*. Les emplois décrochés sont en revanche plus qualifiés, surtout dans l’industrie, les rémunérations mieux valorisées dans les années suivant l’embauche et les évolutions de carrière plus rapides.

Au final, tout dépend du secteur
Certains secteurs s’ouvrent plus que d’autres à ces profils. Les LP des spécialités industrielles se placent très bien, mieux que les spécialités tertiaires, sans que les rémunérations suivent toutefois. Le secteur des banques, assurances et de la finance en raffole et reconnaît bien le niveau bac + 3. C’est l’inverse dans le secteur communication et information.

*Chiffres du CEREQ (Centre d'études et de recherches sur les qualifications)

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