1. Histoire : une filière qui mène à (presque) tout
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Histoire : une filière qui mène à (presque) tout

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Conférant à ceux qui les suivent culture générale, esprit de synthèse et qualité d’écriture, les études d’histoire à l’université peuvent ouvrir les portes de secteurs très diversifiés.

Ils ont fait des études d’histoire et sont aujourd’hui… salariés d’un groupe bancaire, d’une chaîne télévisée, de la RATP, voire d’une chaîne de restauration rapide (au service ressources humaines) ! Pas de doute, la filière mène à une vaste palette de secteurs. Fini le temps où les jeunes historiens n’avaient pour seule perspective que l’enseignement, devenu aujourd’hui une voie très étroite.

Si les bacheliers s’inscrivent généralement par intérêt, voire par passion pour la discipline, ils doivent savoir que l’enseignement universitaire n’a pas grand-chose à voir avec celui du lycée. "Les nouveaux inscrits arrivent souvent avec une vision relativement parcellaire de l’histoire : celle étudiée en première ou en terminale, orienté sur le xxe siècle, relève Marc de Ferrière, directeur du département d’histoire de l’université de Tours (37). Or au cours des trois années de licence, ils vont devoir conforter leur culture dans toutes les grandes périodes." Ils aborderont donc simultanément l’Antiquité (la Grèce et Rome), le Moyen Âge (du Ve au XVe siècle), la période moderne (jusqu’à la Révolution) et l’histoire contemporaine (du XIXe siècle à nos jours).

Sur la vingtaine d’heures hebdomadaires que comprend le cursus, le programme se décompose en"une grosse majorité d’enseignements strictement historiques, le reste étant un enseignement pluridisciplinaire dans l’esprit d’une classe prépa", résume Bertrand Lançon, de l’UBO (Université de Bretagne-Occidentale). Dans ce programme non historique, on trouve par exemple des langues, de la géographie et des disciplines proches comme la sociologie ou l’ethnologie, voire quelques unités libres. Les nouvelles technologies sont également abordées : par exemple, quand on fait un exposé à l’oral, il faut être capable de se servir d’un logiciel de présentation assistée par ordinateur comme PowerPoint.

Autre différence essentielle avec le lycée : la méthode universitaire portant sur l’analyse rigoureuse des sources. "Face à un texte ou à tout autre document, l’étudiant doit se poser un certain nombre de questions, poursuit Bertrand Lançon. Il faut savoir par exemple qui a écrit le texte, dans quel contexte, à qui il est destiné." Côté exercices, ces derniers font essentiellement appel à l’expression écrite et à l’analyse : dissertation ou commentaire de textes, qui doivent être argumentés et conformes à un plan. Enfin, la discipline nécessite de consacrer beaucoup de temps à la lecture personnelle d’ouvrages et à la prise de notes, ce qui suppose de nombreuses heures de travail autonome.


Sommaire du dossier
Histoire : une deuxième année décisive Histoire : les débouchés Histoire : une bonne prépa au journalisme Histoire des arts : pour étudier des œuvres