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Reportage

L’UA : un coup d’avance sur les études de médecine

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Cours en amphi à la faculté de médecine d'Angers. // © Virginie Bertereau
Cours en amphi à la faculté de médecine d'Angers. // © Virginie Bertereau

L’université d’Angers préfère l’orientation à la réorientation. La faculté de médecine expérimente donc de nouveaux cursus et de nouvelles méthodes d’enseignement pour ne pas freiner les étudiants et les mener là où ils veulent.

Haro sur la PACES (première année commune aux études de santé) ! L'université d'Angers fait partie des quelques établissements qui veulent expérimenter de nouveaux cursus pour améliorer le système actuel, très sélectif.

Ambitieuse, l'UA est la seule à proposer de supprimer cette première année couperet pour la remplacer par des parcours de licence pluri-santé. Par exemple, en cas d'échec en fin de deuxième ou troisième semestre en médecine, les étudiants pourraient toujours continuer leurs études pour obtenir une licence, voire poursuivre en master ou en école d'ingénieurs.

Une spécialisation en douceur sur trois années, qui comprend un travail sur le projet professionnel (un métier de santé ou autre). Les cours en amphi seraient réduits, de même que le nombre de redoublants. Objectif : une mise en place à la rentrée 2015.

Un boîtier pour répondre aux professeurs

D'ores et déjà, l'UA mise sur la proximité professeurs/étudiants en PACES. "Nous privilégions l'interactivité avec 8 groupes de TD de 150 étudiants", indique Jérôme Febvre, responsable du service scolarité et examen à la faculté de médecine.

En 2011, un "boîtier de vote" a été mis en place. Grâce à cet outil, les étudiants répondent aux questions du professeur en instantané. Selon le pourcentage de bonnes réponses, l'enseignant décide s'il doit revenir sur la notion ou poursuivre son cours. En 2012-2013, 18 % des candidats qui ont tenté le concours de médecine sont passés en deuxième année (19 % au niveau national).

Nail, étudiant en 6e année de médecine à AngersL'administration se met en quatre

Nail (ci-contre en photo), étudiant en sixième année de médecine, confirme qu'il est plus agréable de faire ses études médicales à Angers qu'ailleurs.

"C'est une université à taille humaine. Les professeurs sont très présents, très accessibles. L'administration aussi. Entre ma troisième et ma quatrième année, je suis parti étudier dans une fac anglaise, la Oxford Brookes University, qui n'était pas partenaire de l'UA. Cette année de césure a abouti à un M2 de recherche en neurosciences.

Le service administratif de l'UA s'est mis en quatre pour me permettre de réaliser cette parenthèse hors du cursus classique. Cela aurait été beaucoup plus compliqué à Paris", assure-t-il.

L'UA, dans le premier tiers à l'ECN

Comme 8.000 autres étudiants, Nail s'apprête à passer l'ECN (examen classant national). Selon le classement qu'il obtiendra à l'issue des épreuves, il choisira sa spécialité et la ville où il effectuera son internat. Là encore, les méthodes "made in UA" peuvent se révéler un atout pour se préparer.

En 2013, l'établissement est arrivé 11e (sur 35 facs françaises) si on se base sur le pourcentage de candidats classés dans les 2.000 premiers. Les meilleurs Angevins se sont hissés aux 11e et 12e places. L'université privilégie les enseignements par demi-promotion (soit des groupes de 90 étudiants), par pôle (regroupant plusieurs disciplines) et par semestre dès la 3e année de médecine. Les cours théoriques et les stages sont liés.

Par exemple, le stage et l'enseignement en pédiatrie ont lieu durant la même période. Au CHU (centre hospitalo-universitaire) d'Angers, un centre de simulation en réanimation et anesthésie leur permet de "s'entraîner" sur des mannequins qui réagissent comme de vrais patients. Question évaluation, l'UA développe le contrôle continu et programme des QCM (questionnaires à choix multiple) pour lutter contre le bachotage à l'approche de l'ECN. Et chaque étudiant doit réaliser un examen clinique pour valider son semestre dès la quatrième année.

Des conférences organisées par la fac

Mais le vrai "plus" de la fac reste les conférences de préparation gratuites proposées un an et demi avant l'examen. "Elles sont réalisées par des PU-PH (professeurs des universités – praticiens hospitaliers) ou des chefs de clinique. Nous en programmons une par semaine en cinquième et sixième année, deux par semaine six mois avant l'ECN. Nous préparons également à la lecture critique d'article", indique Jérôme Febvre.

Enfin, l'université propose à ses étudiants de sixième année de participer à un examen blanc interrégional mis en place avec Nantes, Poitiers, Tours, Rennes et Brest. "En 2005, on comptait 300 participants. Ils étaient 1.020 en 2013", se réjouit Jérôme Febvre. Une excellente façon de "se mettre dans le bain" et de prendre connaissance de son niveau à une plus grande échelle.


Vidéo : le centre de simulation GIS de l'université d'Angers

Pour aller plus loin : Le parcours PluriPASS enterre la PACES à la fac d’Angers / Portrait de fac : l'université de Tours : la fac qui accompagne tous ses étudiants / Portrait de fac : Orléans, une université à taille humaine aux portes de Paris

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