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Reportage

L’université d’Angers, n°1 pour la réussite en licence

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La bibliothèque Saint-Serge abrite une galerie de photographie, tandis que la bibliothèque Belle-Beille abrite une galerie d’art contemporain. // © Virginie Bertereau
La bibliothèque Saint-Serge abrite une galerie de photographie, tandis que la bibliothèque Belle-Beille abrite une galerie d’art contemporain. // © Virginie Bertereau

Avec un taux de réussite en licence nettement au-dessus de la moyenne nationale, l’université d’Angers s’impose comme un établissement de choix pour débuter ses études. Détail d’une recette qui fonctionne.

Si vous voulez réussir votre licence en trois ans, c'est à l'université d'Angers qu'il faut étudier. Avec 58,9 % de réussite (ministère de l'Enseignement supérieur et de la recherche, avril 2013), l'établissement décroche le titre de première fac de France. Il prend la deuxième place en terme de valeur ajoutée* (13,1 points selon le ministère), juste derrière l'université Versailles-Saint-Quentin (13,8 points).

Sur le terrain, ces points prennent la forme d'actions diverses mises en place depuis 2009 pour aider les nouveaux arrivants à surmonter l'obstacle de la L1. "Les étudiants passent du lycée à la fac. Les méthodes changent mais le mode de vie aussi. Ils peuvent être effrayés par la dimension du campus. Ainsi, c'est un ensemble de petites difficultés personnelles qui, bout à bout, peuvent contribuer à l'échec dans les études", remarque Didier Peltier, vice-président du CEVU (Conseil des études et de la vie universitaire) de l'université d'Angers.

La délicate transition lycée-université


Pour faciliter la transition lycée-université, l'UA a monté l'opération "Essayer, c'est m'adopter". "Lycéen, je suis venu assister à des cours d'anatomie, de physique et de chimie à la fac. L'espace d'une journée, j'ai découvert l'enseignement en amphi, la prise de notes…

À l'université, on ne vous mâche pas le travail. Cette journée a conforté mon choix d'orientation et m'a permis de me rendre compte à quel point cela allait être difficile", se souvient Richard, étudiant en 3e année de pharmacie (à gauche en photo).

Tous les ans, l'UA accueille ainsi 300 lycéens pendant les vacances de la Toussaint. Face au succès de l'opération, une deuxième session est prévue en février 2014, juste après les journées portes ouvertes.

Richard, étudiant en pharmacie à l'université d'AngersAlexandre, étudiant en pharmacie à l'université d'Angers

Richard et Alexandre, étudiants en pharmacie à l'université d'Angers // © Virginie Bertereau


Et si vous ne venez pas à la fac, la fac viendra à vous ! En effet, l'UA fait également intervenir ses étudiants et ses enseignants dans les lycées. "En terminale, j'ai suivi une conférence sur la PACES (première année commune aux études de santé) donnée par des professeurs de pharmacie. J'ai pu en savoir plus sur les filières santé et me faire une idée plus claire de la vie à la fac", raconte Alexandre, camarade de promotion de Richard.

Un soutien en L1

Alison, étudiante à l'université d'AngersLes efforts de l'université portent également sur "l'après-intégration". En L1, l'établissement tend vers un enseignement en TD intégré (le même enseignant dispense les cours et les travaux dirigés) et limité en amphi. En cas de difficultés, les volontaires peuvent recourir à du tutorat réalisé par des étudiants plus expérimentés.

"Certains profs sont en lien étroit avec les tuteurs. Dans ces conditions, participer aux séances donne vraiment un plus pour aborder sereinement les examens. Le résultat est moins probant quand la relation enseignants/tuteurs est moins poussée", indique Alison, étudiante en L2 de biologie (ci-contre en photo).

"Le tutorat d'accueil fonctionne bien le premier mois de la rentrée, encore mieux que le tutorat de soutien, confirme Anaïs. Nous renseignons les nouveaux étudiants à l'accueil sur des questions d'emploi du temps, de localisation…"

En sciences, les étudiants ont également la possibilité de passer leur L1 en deux ans. "Quand on n'a pas fait de chimie depuis la seconde, revoir les bases ou les techniques de TP est une bonne chose", estime Alison.

En quête de personnalités

En théorie, tous les étudiants de première année ont un enseignant référent avec lequel ils passent deux entretiens individuels par an. L'occasion de parler des premiers résultats, des difficultés potentielles, des projets professionnels… "Je suis une mauvaise élève car je n'ai jamais rencontré mes enseignants référents ! Mais cela ne m'a pas manqué car, comme je parlais facilement avec mes autres professeurs, j'ai pu aisément leur demander conseil sur mon orientation", témoigne Alison.


La dimension personnelle, jugée importante dans la réussite
, entre également en ligne de compte. L'UA veut former des "personnalités". Consciente que son public étudiant évolue, la fac réfléchit à présent à de nouveaux formats d'enseignement. Elle se dit notamment très intéressée par les MOOCs.

*Les taux de réussite sont corrigés des effets de structure des établissements. Le ministère calcule un taux simulé. La valeur ajoutée correspond à l'écart entre ce taux de réussite simulé et le taux observé.

Pour aller plus loin : Le parcours PluriPASS enterre la PACES à la fac d’Angers / Portrait de fac : l'université de Tours : la fac qui accompagne tous ses étudiants / Portrait de fac : Orléans, une université à taille humaine aux portes de Paris

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