1. L’associatif à l’UB : l’autre moyen pour les étudiants de se former
Reportage

L’associatif à l’UB : l’autre moyen pour les étudiants de se former

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Les étudiants de l'uB ont accès gratuitement à 60 sports différents dans le cadre du SUAPS. // © Service comm uB
Les étudiants de l'uB ont accès gratuitement à 60 sports différents dans le cadre du SUAPS. // © Service comm uB

À l’université de Bourgogne, les étudiants n’apprennent pas qu’en amphi ou en salle de TD. Ils se forment et évoluent aussi en s’impliquant dans les diverses associations ou dans les instances représentatives de l’université, qui les invite volontiers à participer

Avec 60 sports accessibles gratuitement dans le cadre du SUAPS (service universitaire des activités physiques et sportives) et pas moins de 130 associations, les étudiants n'ont pas le temps de s'ennuyer à l'UB.

Bien connue dans la région, Génération Campus fédère 8.000 étudiants et une vingtaine d'associations de filières, culturelles (Adkamera, Force2rue...), humanitaires et sportives. Elle propose des formations aux responsabilités associatives, des événements et des services aux étudiants comme le site "Club campus", qui ouvre des réductions dans certains magasins dijonnais.

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Les étudiants peuvent assister à de nombreux spectacles dans le cadre de l'Atheneum, la salle de spectacle vivant. // ©Vincent Arbelet

Membre de Génération Campus, l'ASHCUB (Association sport handicap culture de l'université de Bourgogne) agit par exemple pour faciliter la vie des jeunes en situation de handicap, avant, pendant et après leurs études.

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Camille et Gautier sont membres de l'ASHCUB. // © Cécile Peltier

Des étudiants au pouvoir

L'université propose à ceux qui le souhaitent de valider ces activités associatives, culturelles ou sportives dans le cadre des unités d'études transversales. "L'associatif est une super-école de la vie. Quand je suis arrivé à la fac, j'étais mal organisé. Maintenant tous mes emplois du temps sont synchronisés", s'amuse Julien Brault, président de Génération Campus.

Celui-ci fait partie des étudiants présents dans les différentes instances de l'université. D'une manière générale, les étudiants sont historiquement très impliqués dans la gouvernance de la fac. Chose rare, à son arrivée en 2012, le président de l'université, Alain Bonnin, a même signé un accord de gouvernance formel avec l'organisation Associatifs et Indépendants, composée d'étudiants issus des associations étudiantes dijonnaises. "Avant les réunions, on se voit pour discuter, on travaille ensemble, même si on ne vote pas toujours pareil", explique Alain Bonnin.

Des VP avec droits et devoirs

Jean-baptiste-baccon-vp-etudiant-portrait-de-fac-ub-(c)uBEn outre, l'UB compte deux VP (vice-présidents) étudiants – au lieu d'un le plus souvent – dans ses instances représentatives. Jean-Baptiste Baccon (photo ci-contre), étudiant en M2 de droit, est VP délégué à la vie étudiante et aux politiques sportives. Sa mission : gérer les relations avec les différentes organisations étudiantes, soutenir leurs initiatives, développer l'animation, veiller à la qualité de la vie étudiante, définir les politiques sportives qui touchent aussi aux personnels, etc. "Je suis un VP comme les autres, avec des droits et des devoirs. Par exemple, c'est moi qui pilote le dossier du plan pluriannuel d'investissement sur les politiques sportives", indique-t-il.

Un point noir

Malgré ce volontarisme, dès les cours terminés, beaucoup d'étudiants sautent dans le tram ou le bus, direction le centre-ville, où la plupart ont élu domicile. "L'animation sur le campus, le soir et le week-end est un vrai point noir. Il y a très peu d'infrastructures ouvertes le week-end, la BU par exemple fonctionne seulement le samedi matin", reconnaît Jean-Baptiste Baccon. Le VP aimerait développer des lieux de vie informels à l'extérieur des bâtiments. "L'idée serait d'installer des tables et des chaises, de développer des kiosques, une cafétéria, à côté des lieux de tram."

À partir de 2015, le campus accueillera une salle multiplexe de 500 places, équipée d'un espace commerce d'appoint et d'une cafétéria. Cela devrait aider !

L'UB se rapproche de ses voisins
La loi ESR (dite "loi Fioraso"), votée en juillet 2013, invite les universités et les écoles à se regrouper au niveau régional ou interrégional d'ici à l'été 2014. Objectif : unir ses forces dans certains domaines afin de gagner en efficacité et en visibilité.

Ainsi, l'université de Bourgogne, l'université de Franche-Comté et tous les établissements des deux régions qui le souhaitent vont se rapprocher au sein d'une "communauté d'universités et d'établissements". Le président de l'UB aimerait aller plus loin, en fusionnant à l'horizon 2020 avec l'UFC. Les discussions sont ouvertes.

Fusion ou pas, les deux universités discutent de la manière de mutualiser les formations, afin d'éviter les doublons. Les licences, qui drainent beaucoup d'étudiants, ne bougeront pas. Mais certains masters à touts petits effectifs, présents dans les deux universités, pourraient être amenés à disparaître sur l'un des deux sites, prévient le président de l'UB, Alain Bonnin.
Mais pas de panique : il suffirait alors de parcourir quelques dizaines de kilomètres pour retrouver la formation de son choix.

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