Université du Maine : l’acoustique et les assurances pour se singulariser

Par Delphine Dauvergne, publié le 06 Mai 2014
4 min

L’université du Maine attire les étudiants grâce à ses grands instituts. L’acoustique et le domaine des assurances sont mis en avant avec une large offre de formations. Objectif : se distinguer des établissements de la région, mais aussi parisiens.

Si l'université du Maine est pluridisciplinaire, proposant des formations en sciences humaines et sociales, scientifiques, juristes..., elle a aussi décidé de valoriser les domaines d'excellence qu'elle développe grâce à cinq instituts RFI (recherche – formation – innovation). Parmi eux, on trouve notamment l'Institut des molécules et matériaux du Mans et l'ISHS (Institut des sciences de l'homme et de la société).

En 2013, deux nouveaux instituts ont été créés : l'Institut Le Mans acoustique et l'Institut du risque et de l'assurance. Ces deux secteurs de pointe ont été choisis pour leur fort potentiel de recherche, mais aussi d'insertion professionnelle.

L'acoustique recrute partout

"Les étudiants en acoustique ne sont eux-mêmes pas conscients de tous les secteurs dans lesquels ils pourront travailler", constate Jean-Pierre Dalmont, directeur de l'Institut Le Mans acoustique. Musique, architecture, aéronautique, communication sous-marine, médecine... Les domaines d'application sont variés et recrutent. "La plupart d'entre nous sont entrés dans cette filière par attrait pour la musique, mais il faut garder à l'esprit qu'il faut avant tout être attiré par les sciences du son et la physique", met en garde Krist, étudiant en master 1 acoustique. "Les métiers d'ingénieur du son et d'acousticien n'ont rien à voir avec les techniciens qui s'occupent du son pendant les concerts", prévient Tanguy, son camarade de promo.

Université du Maine : domaines de l'acoustique // © Delphine DauvergneMusique, architecture, aéronautique, communication sous-marine, médecine... Les domaines d'application sont variés et recrutent. // © Delphine Dauvergne.

Avec environ 500 étudiants en acoustique, l'université du Maine forme le plus d'acousticiens en France, de la L1 au doctorat, avec des parcours professionnels ou recherche. Un don à la Fondation de France a même été réalisé par un anonyme pour créer un master d'électro-acoustique. "Il y a très peu de formations dans ce domaine en France", constate Léa, également en M1 acoustique. L'étudiante envisage de faire de la recherche, mais pas dans le domaine public. Elle apprécie le Laum (laboratoire d'acoustique de l'université du Maine), un laboratoire reconnu. Celui-ci emploie 130 personnes, ce qui représente la plus grosse concentration de chercheurs acousticiens en Europe.

Assurances et prévoyance : des secteurs d'avenir

À l'écoute des professionnels des assurances, un secteur très présent au Mans, l'université du Maine vient également de créer l'IRA (Institut du risque et de l'assurance). Celui-ci regroupe des formations alliant le droit, l'économie et les maths. "Calculer les risques pour les tarifer ensuite nécessite des compétences économiques et mathématiques. Le côté juriste se retrouve ensuite dans les contrats et les normes à respecter", détaille Christophe Guettier, directeur de l'IRA. Une exigence requise notamment pour le métier d'actuaire, qui recrute dans la région.

Dans ce cadre d'offre de formations interdisciplinaires, une double licence économie et mathématiques, rare encore dans les universités, sera mise en place à la rentrée 2014 pour un nombre limité d'une trentaine d'étudiants. Une évaluation après les deux premières semaines de cours permettra de confirmer ce choix d'études ou de se réorienter vers une licence de maths ou d'économie.

Un master, plusieurs regards

Michaël, 24 ans, en M2 mathématiques et applications, spécialité mathématiques pour l'assurance, la finance et la santé a choisi cette formation "car elle me permet d'avoir à la fois le regard d'un économiste et d'un mathématicien, deux visions différentes, ce qui est un atout sur le marché de l'emploi".

De son côté, Éliane, 22 ans, est la seule à avoir choisi le parcours santé au sein de ce même master. "Les études de mathématiques sont très théoriques et ne débouchent que vers les métiers de chercheur ou de mathématicien. La statistique dans le secteur de la santé est un domaine plus concret pour moi", explique-t-elle. Faute de visibilité, sa formation devrait être remplacée par un nouveau master du secteur de la prévoyance à la rentrée 2014. "C'est un secteur d'avenir, mais qui manque encore d'attractivité", constate Anis Matoussi, le responsable du diplôme. De leur côté, les autres spécialités attirent beaucoup les étudiants : 70 % d'entre eux viennent d'autres universités.

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