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Reportage

L’université Joseph-Fourier–Grenoble 1, innovante par nature

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Campus de Saint-Martin-d'Hères, où est implantée la fac de sciences et technologie de l'UJF. // © Virginie Bertereau
Campus de Saint-Martin-d'Hères, où est implantée la fac de sciences et technologie de l'UJF. // © Virginie Bertereau

Au cœur des trois massifs alpins Belledonne, Chartreuse et Vercors, l’université Joseph-Fourier–Grenoble 1 offre un cadre idyllique à ses 15.400 étudiants. À leur disposition : des campus bien équipés et et des méthodes d'apprentissage repensées.

L'UJF (université Joseph-Fourier) : une ville dans la ville. Si elle possède une antenne de formation à Valence et plusieurs sites de recherche en Rhône-Alpes voire au-delà, cette fac de sciences, technologies et santé de 15.400 étudiants est principalement implantée à Grenoble et ses alentours.

"Il y a deux campus principaux : le campus sciences et technologies de Saint-Martin-d'Hères [8.000 étudiants environ, NDLR] et le campus santé de La Tronche [5.000 étudiants]. Leur grandeur peut en rebuter certains. Mais gros avantages : ils sont bien desservis par le tramway et les montagnes ne sont pas loin", résume Étienne, étudiant en troisième année de médecine.

Un campus à l'américaine, ou presque

Avec sa piscine olympique, ses terrains multisports et ses commerces (sandwicheries, bars, laverie, location de vélos...), le campus de Saint-Martin-d'Hères fait penser, à échelle réduite, à un campus à l'américaine. "Nous sommes loin de proposer autant de services que les universités d'Amérique du Nord et le logement étudiant doit être amélioré. Mais des efforts ont déjà été fournis autour de la bibliothèque des sciences, qui dispose d'une cafétéria à l'entrée et nous bénéficions d'EVE (Espace vie étudiante) : le bâtiment des associations étudiantes qui propose des services, des animations, des spectacles", indique Patrick Lévy, le président de l'université, très soucieux de développer les interactions avec le monde socioculturel.

Un tutorat précoce en libre service

Côté formation, l'UJF s'attache à innover. En ligne de mire : la réussite de ses étudiants. Au département de licence sciences et technologies, un gros travail a ainsi été effectué pour repenser les méthodes d'apprentissage. En L1 de maths, par exemple, les étudiants ne suivent plus que des TD (travaux dirigés). Fini les cours magistraux. La méthodologie ne fait plus l'objet de cours à part mais elle est intégrée aux enseignements. Et depuis cinq ans, à chaque rentrée, les étudiants de L1 sciences et technologies passent en ligne un QCM anonyme de prérequis. Selon les résultats ( en dessous de 75 % de bonnes réponses), les volontaires peuvent bénéficier d'un tutorat précoce pendant les deux premières semaines, puis d'un tutorat tout au long de l'année. Des cours de "soutien" dispensés par des étudiants de L3 ou M1. "Cela permet de voir les points incompris grâce à des explications différentes de celles du prof. Nous sommes moins nombreux qu'en cours (4 aujourd'hui au lieu de 30), ce qui permet de poser plein de questions", expliquent Amélie, Emma, Mélissa et Yann, quatre étudiants de L2 de maths qui suivent le tutorat depuis la L1. Le département compte ainsi de 5 à 10 % de tutorés.

Séance de tutorat en L2 de maths - tuteur et tutorés - université Joseph-Fourier Grenoble 1 // © Virginie BertereauSéance de tutorat en L2 de maths – tuteur et tutorés – à l'université Joseph-Fourier–Grenoble 1 // © Virginie Bertereau.

Une année de prépa à la fac

Pour compléter, le département des sciences a mis en place à la rentrée 2013 un nouveau dispositif : le DUAL (diplôme universitaire d'accès en licence). Il s'agit d'une année de préparation à l'entrée en licence scientifique ou en première année de DUT (diplôme universitaire de technologie). La vingtaine de jeunes qui en bénéficient ont été sélectionnés sur leur bac d'origine (non-bacheliers S), leur motivation et leurs objectifs professionnels. "Jusqu'ici, les dispositifs existants débutaient au second semestre. C'était trop tard. Avec DUAL, dès le premier semestre, nous faisons une remise à niveau sur le programme du lycée. Après le mois de février, les élèves partent en stage ouvrier d'un mois. Puis, de fin mars à fin juin, ils suivent un enseignement de licence avec encadrement renforcé", détaille Yves Markowicz, directeur du département de licence sciences et technologies. Objectif : leur permettre d'avoir de meilleures chances de succès en L1 l'année suivante.

Pour l'heure, le taux de réussite en L1 sciences et technologies, tous parcours confondus, s'élève à 60 % des inscrits, et plus de 82 % des présents aux examens. À la rentrée 2014, les étudiants de première et deuxième années de licence vont basculer en contrôle continu. Puis ce sera au tour de ceux de L3 de renoncer aux partiels à la rentrée 2016.

Quand Grenoble efface Paris

Nao, le robot étudié en master d'informatique - université Joseph-Fourier Grenoble 1

La fac grenobloise se distingue enfin par la qualité de sa recherche. Pour preuve, sa présence et son évolution dans différents classements internationaux, à commencer par celui de Shanghai (groupe des 101-150 des meilleures universités mondiales, 5e établissement français, 1re en Rhône-Alpes dans l'édition 2013).

La fac dispose, par exemple, du robot Nao qui parle, danse, serre la main, reconnaît des images (en photo ci-contre)... "C'est un super bac à sable pour des super-étudiants de master d'informatique en option d'intelligence artificielle. Ils créent des programmes pour le piloter", explique Humbert Fiorino, maître de conférences en informatique. Le petit androïde, étudié au sein de l'UFR (unité de formation et de recherche) IM2AG (informatique, mathématiques et mathématiques appliquées de Grenoble), est même une vraie star depuis qu'il a été présenté François Hollande, en septembre 2013, à l'Élysée.

Il est vrai que l'université bénéficie d'un environnement scientifique et technologique favorable. En juillet 2013, le magazine américain “Forbes” classait ainsi Grenoble à la 5e place des villes mondiales les plus innovantes. De quoi attirer des employeurs du monde entier.

L'UNIVERSITÉ JOSEPH-FOURIER–GRENOBLE 1 EN CHIFFRES
14 départements de formation dont l'école d'ingénieurs Polytech Grenoble, un IUT et une ESPÉ
50 laboratoires
14 écoles doctorales
22 LaBex

Effectifs étudiants
15.400 étudiants (à Grenoble et à Valence) :
- 52% en sciences et technologies
- 30% en santé
- 11% en STAPS
- 4% en sciences humaines et sociales
- 3% divers
2.300 étudiants étrangers
2.100 doctorants

Ressources humaines
1.500 enseignants et enseignants-chercheurs
1.500 personnels techniques et administratifs
Budget
264 millions d'euros de budget

Source : chiffres université, 2013

Pour aller plus loin : Étudier à Grenoble : "En un quart d'heure, on se retrouve à la montagne" / Université Stendhal-Grenoble 3 : la littéraire qui s’emploie à compter / Noémie, en 5e année à Sciences po Grenoble : "Le campus est sympa, avec une vie étudiante dynamique"

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