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Bac techno : comment éviter l’échec de la fac ?

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Moins d’un quart des bacheliers technologiques parvient à obtenir un diplôme universitaire. Nos conseils pour tirer parti de vos années de fac, extraits du guide Que faire avec un bac technologique ?, de Bruno Magliulo, aux éditions l’Etudiant.

Il est effectivement facile d'entrer en première année d'un cycle de licence puisque, rappelons-le, il n'y a pas de sélection à l'entrée (sauf cas particuliers). Mais c'est souvent ensuite que les choses deviennent plus difficiles, surtout après avoir décroché un bac technologique. Les chances d'obtenir des diplômes de fin de premier cycle (une licence) ou de second cycle (un master) sont faibles.

De l'importance de faire les bons choix


Trop d'étudiants usent de façon inconsidérée du droit dont ils disposent d'entrer dans la première année de premier cycle universitaire, sans réfléchir à ce qui les y attend.

Des échecs programmés

Comment expliquer, par exemple, que près de 2 000 bacheliers STG s'inscrivent chaque année en première année d'un premier cycle économie-gestion – une filière très mathématisée – où ils échouent à plus de 80% ?

La question peut même se poser lorsque la filière d'études universitaires choisie paraît adaptée à un bachelier technologique : quand un bachelier ST2S choisit d'entrer en première année d'un premier cycle universitaire de santé, ce choix peut sembler logique... sauf à prendre en compte le fait qu'il n'a pas les connaissances suffisantes ! Résultat, il échoue de façon quasi systématique au concours de passage en deuxième année.

Comment comprendre qu'un élève de STG qui présente d'importantes lacunes en deuxième langue étrangère s'inscrive en premier cycle LEA (langues étrangères appliquées) dans lequel, par définition, ne peuvent réussir que des élèves bons en deux langues étrangères ? Les exemples d'échecs programmés sont nombreux.

Se renseigner en amont

Pour chaque filière envisagée, vous devez commencer par vous renseigner sur les enseignements qui vous attendent, les programmes et le niveau d'exigence. Optez en priorité pour une filière universitaire pour laquelle vous êtes le mieux armé. Ce qui, en contrepartie, peut vous obliger à renoncer à certaines études pourtant désirées.

Mais il ne sert à rien de vous lancer dans un parcours dans lequel vous n'avez que peu de chances de réussir. Cela dit, vous pouvez très bien aller à l'encontre de ce conseil raisonnable et opter pour une voie non "naturelle", à condition toutefois d'être très motivé. Mais partez alors du principe que si vous voulez réussir il ne faudra pas vous contenter d'un effort banal : il sera nécessaire de mettre en œuvre un travail préalable et parallèle de remise à niveau dans certaines matières, et de vous investir à fond !

L'autonomie, clé de la réussite

Des effectifs nombreux, la majeure partie des cours dispensée en amphi sans contrôle des présences, peu de travaux notés, un parcours de formation "à la carte", peu de temps passé en face à face avec des formateurs... autant de facteurs qui a priori ne facilitent pas la réussite.

L'université est un milieu peu encadrant où vous serez maître du travail que vous voudrez bien accomplir. Si tant d'étudiants échouent ou perdent pied en cours de route, c'est faute d'avoir réussi à se motiver par eux-mêmes et à se fixer des règles de conduite.

Être autonome pour un étudiant, cela consiste à aller en cours même s'il n'y a pas d'appel des présences (vous aurez de quatorze à dix-huit heures de formation par semaine, sur une année universitaire qui ne dure que vingt-cinq à vingt-huit semaines).

C'est également faire un travail recommandé même s'il n'est pas noté, ne pas se contenter du volume horaire minimal figurant dans son emploi du temps et y ajouter des enseignements optionnels et du travail personnel en bibliothèque universitaire.

C'est encore se donner les moyens de compenser le manque d'enseignements en langues étrangères en allant suivre des cours en dehors de la fac (en centre culturel, dans une autre fac, à distance) et faire des stages en entreprise, etc.

Des passerelles existent

Dans certains cas, les échecs peuvent déboucher sur de bonnes expériences. À l'image du parcours d'Agathe, élève de terminale STG au lycée Maurice-Ravel de Paris, qui rêvait de "faire médecine". Malgré les conseils de ses proches, elle a persisté dans son choix.

"C'était une vraie vocation, profonde, sincère, et pour laquelle je savais que j'avais très peu de chances de réussite. Mais le pire à mes yeux aurait été de ne pas tenter le coup. Je me suis donc inscrite en première année de médecine, me suis beaucoup battue... pour échouer largement par deux fois au concours de passage en deuxième année. Mais j'ai pu profiter de mes acquis en deux ans de médecine pour me réorienter vers une école paramédicale et, aujourd'hui, j'exerce avec bonheur la profession d'orthophoniste. Je n'ai aucun regret !"

Sommaire du dossier
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