1. La vraie vie en licence de sciences
Reportage

La vraie vie en licence de sciences

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Les formations scientifiques à l’université n’attirent pas les foules. À la rentrée 2009, moins de 20.000 nouveaux bacheliers se sont inscrits en L1 (première année de licence) sciences fondamentales ou plurisciences. Qu’apprend-on en fac de sciences ? Comment se passent les 2 premières années ? Reportage à la faculté de chimie de Strasbourg pour découvrir la vraie vie en licence de sciences.

Amphi licence de chimie - Fac de sciences de Strasbourg - 2011Dans un amphi à moitié vide, les étudiants en deuxième année de licence de chimie se sont regroupés au centre de la salle. Ils sont une petite quarantaine à suivre dans une atmosphère studieuse le cours magistral en chimie du vivant de Jean-Pierre Lepoittevin. À la fin de la séance, quelques étudiants s’attardent pour poser des questions au professeur, qui répond de bonne grâce.
 

“L’ambiance studieuse du lycée”

 
Chacun le reconnaît, l’ambiance en fac de sciences n’a rien à voir avec celle régnant en fac de droit ou de médecine. “Les petits effectifs y sont pour beaucoup, confie Jean-Pierre Lepoittevin. Faire un cours magistral devant 200 étudiants n'a rien à voir avec être devant 50 étudiants. En comité restreint, je peux leur donner la parole, leur poser des questions. Impossible avec un groupe plus important.”
Une différence qui a également sauté aux yeux d’Annaëlle, qui a rejoint la fac de chimie après une année de pharmacie. “En pharma, il y avait 2 amphis : l’un où le prof faisait cours, l’autre où le cours était retransmis sur écran. C’était un chahut monstrueux. En chimie, j’ai retrouvé le calme et l’ambiance studieuse du lycée.”
 

Une motivation qui fait souvent défaut

 
Comme Annaëlle, beaucoup d’étudiants arrivent en première ou deuxième année de licence de chimie par défaut. Annaëlle aurait aimé réussir pharma, Noëlle et Yazici auraient souhaité entrer en IUT (institut universitaire de technologie), Sébastien voulait éviter la prépa Ces 4 étudiants y ont pourtant trouvé leurs marques et sont finalement contents d’être là. Mais à Strasbourg, comme souvent ailleurs, un peu moins de la moitié des jeunes qui s’inscrivent en première année ne passent jamais la totalité des examens. Du coup, les amphis, déjà peu remplis, se vident pendant la première année. 
Sommaire du dossier
C’est quoi la chimie à l’université ? Fac de sciences : s’adapter au travail universitaire Licence de sciences : et après ?