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Quels sont les débouchés en droit ?

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Les débouchés en droit sont nombreux. // © l'Etudiant
Les débouchés en droit sont nombreux. // © l'Etudiant

VIDEOS. Le droit est l'une des filières qui séduit le plus à la fac. Dispensant des enenseignements complets, les formations juridiques sont aussi très appréciées par les recruteurs. Voici les différentes pistes qui peuvent s'offrir à vous.

Une fois la licence de droit en poche, les débouchés sont multiples. Les étudiants peuvent se spécialiser, ou préparer les concours de la fonction publique voire des grandes écoles comme Sciences po. Une licence en droit dispense un enseignement complet : droit constitutionnel, civil, public et administratif. Après avoir acquis une solide base juridique en licence, l’étudiant peut se spécialiser en master. Les masters professionnels sont divers : droit des affaires et des nouvelles technologies, droit de l’environnement littoral marin ou encore droit du commerce international.

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Les formations professionnelles de notaires, avocats, magistrats, greffiers, huissiers, officiers de police judiciaire… durent de 18 mois à 3 ans. Les étudiants visant un poste de juriste d’entreprise peuvent préparer le DJCE (Diplôme de Juriste Conseil d’Entreprise), très apprécié des recruteurs, en parallèle de leur master droit des affaires.

Ceux qui choisissent la profession de commissaire-priseur judiciaire, devront préparer une licence de droit et un diplôme de niveau équivalent en histoire de l’art, avant de passer l’examen d’accès au stage professionnel.

Avec un marché de l’emploi compétitif, il est important de soigner son profil. Les doubles formations (en art pour les commissaires-priseurs ou en langues pour les carrières internationales) sont de plus en plus appréciées des recruteurs. Les cabinets d’avocats internationaux et les grandes entreprises valorisent les doubles formations comme droit et économie, ou diplôme de grande école de commerce, ou IEP (Institut d’études politiques).

Des postes vacants dans la magistrature

Les débouchés après des études de droit (licence en droit, master…) sont particulièrement nombreux : vous pourrez opter pour la justice, composée de différentes juridictions (tribunaux d’instance, de grande instance, cours d’appel…), qui règle les litiges entre les personnes ou les entreprises, sanctionne les délits et crimes… Les services judiciaires emploient près de 77 000 agents, dont 8 000 magistrats et 9 000 greffiers. Près de 5 % des postes dans la magistrature sont actuellement vacants. Le judiciaire comprend également l’administration pénitentiaire et son service d’insertion et de probation, chargés d’exécuter les décisions des magistrats : travaux d’intérêt général, peines d’emprisonnement…

Côté entreprise, il existe de nombreux débouchés en cabinet ou en étude, de nombreux acteurs (avocats, huissiers…) veillent au bon fonctionnement de la justice, chaque profession ayant ses missions propres. Au nombre de 56 000, les avocats sont regroupés dans 161 barreaux. Ils sont presque deux fois plus nombreux qu’il y a dix ans. Enfin, les juristes d’entreprise, salariés, rédigent les contrats (commerciaux…). Ils suivent la législation en droit des affaires, droit fiscal… et conseillent les dirigeants de leur société. Ce secteur reste attractif, car les entreprises affichent de forts besoins en spécialistes. Administrateurs de biens, gestionnaires de contrats d’assurance… Bien d’autres professions sont aussi ouvertes aux diplômés en droit.

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Les filières courtes en droit

Du DEUST assistant juridique au BTS notariat en passant par le DUT carrières juridiques (CJ), le droit propose des formations qualifiantes même à bac+2. Le DUT CJ mène aux métiers de clerc de notaire, d’assistant juridique dans des cabinets d’avocats ou encore de rédacteurs de sinistres dans les assurances. Notons que cette formation ne comporte pas seulement des matières juridiques mais également de la comptabilité, de la gestion, et de la communication. Le BTS notariat, forme désormais des collaborateurs de notaires (secrétaires des études notariales, assistants rédacteurs d’actes). Il comprend, en plus d’une formation aux bases juridiques, un stage pratique de trois mois.
Même sans le bac, on peut intégrer ce parcours, grâce à la capacité en droit : préparée en deux ans, elle permet d’acquérir les bases dans le secteur juridique. De même niveau que le bac, elle permet de poursuivre des études supérieures en droit.

Un cursus exigeant

Le droit est avec la médecine, l’une des filières qui séduit le plus à l’université. Elle attire majoritairement des bacheliers ES, qui constituent la moitié des nouveaux inscrits. Cette voie exigeante assure des débouchés variés : les professions judiciaires classiques, comme avocat ou juge, mais aussi le métier de juriste d’entreprise ou le secteur de la fonction publique. Il s’agit en plus d’une bonne formation intellectuelle pour rebondir vers d’autres filières. Mais attention, un cursus en droit n’est pas de tout repos. L’étudiant doit disposer d’un bon bagage intellectuel : culture générale, capacités rédactionnelles et orales, résistance au stress, sens de la logique et de l’organisation. La motivation et la persévérance sont des éléments clés pour résister aux amphis bondés, au vocable juridique et à l’apprentissage du code civil !