Comment les diplômés d'une licence pro s'insèrent-ils sur le marché du travail ?

Par Le service documentation de l’Etudiant, publié le 05 Mars 2012 - Mis à jour le 16 Mars 2015
3 min

Comment s’assurer les meilleures chances de trouver un emploi après un bac+2 ? Notamment en poursuivant ses études une année de plus en licence professionnelle. Questions-réponses pour tout savoir sur ces cursus développés dans de nombreuses filières et très appréciés des recruteurs.

Bien ! L'insertion professionnelle reste la grande force des licences pro. Même si le taux d'insertion a baissé avec la crise, 85 % des diplômés de 2010 occupaient un emploi en 2013 et 76 % d'entre eux étaient en CDI, d'après la dernière enquête du Céreq "Génération 2010". En outre, la part de ceux travaillant à temps partiel reste très faible, même à la sortie des filières tertiaires.
À noter : les diplômés de licence professionnelle par apprentissage tirent réellement leur épingle du jeu avec un taux d'emploi de près de 90 %.

L'une des meilleures insertions revient aux diplômés des secteurs génie civil et de la construction avec un taux de chômage réduit à 6 % (en 2011). Le secret de ces scores enviables ? Les licences pro reposent sur un partenariat avec les entreprises, en général par le biais des chambres de commerce et d’industrie ou des fédérations professionnelles. Pour qu’une formation soit créée, il faut qu’il y ait une vraie demande sur le marché du travail. "Tous les quatre ans, notre existence est remise en cause", précise Jean-François Bernard, responsable pédagogique de la licence pro conduite de travaux en bâtiment et en travaux publics de l’IUT 1 de Grenoble.

En effet, c’est à cette fréquence que les licences pro doivent déposer une demande de réhabilitation au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Or celle-ci n’est accordée que si les taux d’embauche à la sortie sont bons, sinon, la formation ferme...

Peut-on devenir cadre ?

Pas souvent ! D'après la dernière enquête d'insertion des diplômés 2011 du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, seuls 11 % des diplômés de 2011 avaient accédé au statut de cadre, deux ans après l'obtention de leur licence professionnelle, tandis que 60 % occupaient un emploi de profession intermédiaire. En fait, les conventions collectives n'incluent pas toujours le grade de "cadre intermédiaire", qui correspond au niveau bac+3.

Élodie Gioan, responsable de la licence pro polymères de Montpellier, constate toutefois une évolution dans son secteur : "Les entreprises se tournent de plus en plus vers les licences pro pour des embau­ches au niveau cadre intermédiaire, car elles reconnaissent la plus-value apportée par la spécialisation et la forte professionnalisation de la formation." Une évolution à mettre en lien avec les effets de la mise en place du système LMD (licence, master, doctorat), qui valide trois niveaux de qualification.


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À découvrir aux éditions l'Etudiant :

"Licence pro, bien choisir sa formation", par Sarah Masson


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