1. Les sciences de la vie à la fac : pensez métiers et débouchés !
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Les sciences de la vie à la fac : pensez métiers et débouchés !

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Férus de biologie au lycée, vous souhaitez poursuivre vos études à l’université. Des études longues et passionnantes en perspective, mais qui exigent de la vigilance quant au choix de la spécialisation et de multiplier les stages en cours de cursus, car le marché de l’emploi est très sélectif.

La dernière enquête de l’APEC (Association pour l’emploi des cadres) est formelle : les jeunes issus des filières physique, chimie, biologie, géologie affichent les plus faibles taux d’emploi des diplômés scientifiques de niveau bac + 4/+ 5. Ainsi, 1/4 des diplômés 2007 étaient toujours à la recherche de leur premier emploi au printemps 2008, contre 18 % de l’ensemble des jeunes interrogés. Même constat chez les docteurs en sciences naturelles, dont plus de la moitié sont en contrat à durée déterminée trois ans après l’obtention de leur thèse, selon le Céreq (Centre d’études et de recherches sur les qualifications).

Une spécialisation progressive

Pour faire partie des heureux embauchés, mieux vaut construire son projet dès l’entrée à l’université, car vous vous dirigez vers des études longues. Très pluridisciplinaire en première année, le cursus licence zoome au fur et à mesure des années sur une partie des sciences de la vie. Vous choisissez au cours des quatre premiers semestres des UE (unités d’enseignement) optionnelles qui permettent de déterminer votre "parcours" de L3. Biologie cellulaire, biochimie, professorat des écoles, vie et Terre, génétique… autant de spécialisations qui conditionnent ensuite le choix de votre master.

Des masters plus ou moins professionnels

Que vous vous dirigiez vers l’agroalimentaire, la santé ou l’environnement, les masters pros misent sur l’expertise. Il suffit de lire les intitulés des diplômes pour s’en rendre compte : biologie appliquée aux productions animales et santé, microbiologie fondamentale et appliquée, instrumentation et qualité dans les bio-industries… Ces formations ultrapointues débouchent sur des niches d’emploi qu’il convient de regarder de près. À ce stade, la présence d’intervenants professionnels dans les cursus, et la fréquence des stages peuvent faire la différence. Yannick Bardie le confirme. Diplômé de l’IUP (institut universitaire professionnalisé) ingénierie de la santé de Montpellier 1 – devenu master biologie-santé suite à la réforme LMD (licence, master, doctorat) –, il dirige aujourd’hui une entreprise innovante en recherche clinique… et intervient dans son ancienne formation. "Cela me donne l’occasion de repérer les étudiants que je souhaite recruter", confie-t-il. Comme lui, plus de la moitié des diplômés de biologie commencent leurs carrières à des postes de R & D (recherche et développement).

Enseignement : attention sélection !


Si vous souhaitez devenir prof de SVT, autant savoir où vous mettez les pieds ! Le CAPES (certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement secondaire) sciences de la vie et de la Terre fait partie des cinq CAPES les plus sélectifs. En 2008, le taux de réussite n’a frôlé que les 12 %. Une note d’optimisme toutefois : de moins en moins de candidats se présentent chaque année aux épreuves. Ils étaient 3 380 en 2006, mais seulement 2 600 en 2008.
Un phénomène qui compense la baisse des postes de ces dernières années.



Sommaire du dossier
Biologie : une double compétence recherchée Benjamin Néel, 29 ans, postdoctorant au CEA (Commissariat à l’énergie atomique) "Étudiant, un métier à part entière"