Jérôme : “Ma licence pro radioprotection et sûreté nucléaire m’a offert une hyperspécialisation”

Par Émilie Weynants, publié le 31 Mars 2014
3 min

Aujourd’hui, Jérôme, 26 ans, est contrôleur réglementaire en radioprotection au Cerap, à Saclay (91). Ce qui l’y a mené ? Suivre une licence professionnelle radioprotection et sûreté nucléaire en 2010-2011, après un DUT HSE.

Pourquoi il a décidé de faire une licence pro

“Plus jeune, je m'imaginais poursuivre une carrière d'officier de sapeurs-pompiers. Mais, après un bac ES [économique et social, NDLR] et une année d'histoire, je me suis finalement inscrit en DUT HSE [diplôme universitaire de technologie hygiène, sécurité et environnement] à l'IUT [institut universitaire de technologie] du Limousin, sur le site de Tulle [19].”

“Au cours d'un projet de deuxième année où il était question du nucléaire dans la région, j'ai découvert la radioprotection et l'application nucléaire dans l'industrie et la recherche. Ce domaine, que je ne connaissais absolument pas, m'a totalement conquis. Pour me spécialiser, j'ai postulé dans 3 formations à dominante nucléaire, à Strasbourg [67], à Lyon [69] et à La Ciotat [13], où j'ai été retenu.”

Comment il a été sélectionné

“Sélectionné sur dossier, j'ai passé un entretien avec le responsable de la licence professionnelle radioprotection et sûreté nucléaire. Comme j'avais déjà trouvé une entreprise en alternance, il y avait de grandes chances pour que je sois retenu.”

“J'avais démarché de grands groupes comme EDF ou Areva pour solliciter un contrat d'apprentissage, mais c'est le centre de Valduc du Commissariat à l'énergie atomique qui a retenu ma candidature. J'ai passé un entretien avec un responsable des ressources humaines, et un second avec mon futur tuteur. Puis j'ai été embauché comme technicien HSE. Mes missions d'apprenti : créer et mettre en place un outil de formation et d'évaluation pour le personnel.”

Comment s'est déroulé l'après

“Diplômé en août 2011, j'ai été très satisfait de cette année hyperspécialisante et de ma première expérience professionnelle. Mais, restrictions budgétaires obligent, aucun emploi ne m'a été proposé après mon apprentissage.”

“Pendant 4 mois, j'ai pointé au chômage, avant d'être recruté, en janvier 2012, directement en CDI, par le Cerap [Conseil et étude en radioprotection], comme responsable sécurité environnement, sur la centrale de Nogent-sur-Seine [10]. Depuis janvier 2014, je suis rattaché à l'agence commerciale de Saclay. Mon travail : du contrôle réglementaire en radioprotection, des mesures, des études de postes, des dossiers pour l'autorité de sûreté nucléaire, des audits... Toutes ces choses apprises grâce à ma licence.”

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