1. L’internat selon Christophe, interne en chirurgie orthopédique
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L’internat selon Christophe, interne en chirurgie orthopédique

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Christophe Vidal, 27 ans, est en troisième année d’internat de médecine. Sa spécialité : la chirurgie orthopédique. De l’examen classant national aux responsabilités d’interne de garde, il nous fait vivre le parcours et le quotidien des médecins en devenir.

Médecin, un métier qu’on a (ou pas) dans la peau. Christophe Vidal, interne de chirurgie orthopédique, l’a même jusqu’au bout des os. "C’est à douze que je me suis décidé. Je venais de subir une grosse intervention dans le dos. J’ai trouvé ça trop classe : c’est grâce au chirurgien que je marche aujourd’hui", déclare le jeune homme de 27 ans. Et d’assurer : "essayer la chirurgie orthopédique, c’est l’adopter. C’est une spécialité très variée : on travaille sur tout l’appareil locomoteur (os, muscles, ligaments, nerfs…). On opère de la main au rachis (la colonne vertébrale). C’est une chirurgie fonctionnelle : si on ne sauve pas des vies, on les change".

Tout se joue au micro-point


Après le bac, Christophe est entré à l’université Paris 5 (site de Necker) en PCEM1 (première année du premier cycle des études médicales). Il y a étudié jusqu’au DCEM4 (quatrième année du deuxième cycle des études médicales). C’est dans cette faculté qu’il a passé l’ECN (examen classant national), l’ancien concours de l’internat. "Celui-ci se compose de neuf cas cliniques à étudier en trois demi journées de trois heures. On vous donne un dossier et vous devez dire ce que vous en pensez. Chaque cas est noté sur 100 points. En 900 points, on départage ainsi de 6 000 à 6 500 candidats. Autant dire que cela se joue à rien".

Passer deux fois l’ECN : une tactique risquée


Selon le classement obtenu, les étudiants choisissent une spécialité parmi les onze proposées (spécialités chirurgicales, spécialités médicales, pédiatrie, santé publique, médecine du travail, psychiatrie, gynécologie-obstétrique, gynécologie médicale, médecine générale, anesthésie-réanimation et biologie médicale) et un lieu de formation. Le premier arrivé est le premier servi. Christophe, lui, a choisi de passer l’ECN deux fois. "Je voulais rester à Paris", se justifie-t-il. Une tactique très risquée. "Si on redouble, en général, on se plante. J’étais le seul sur dix à avoir un meilleur classement que la première année". Classé autour de la 1.000e place après son second essai, Christophe opte pour les spécialités chirurgicales en Ile-de-France ("de la première à la 1.000e, on choisit ce qu’on veut"). Il se rapproche ainsi de son but.

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