1. Ma vie d'étudiant à Saint-Étienne : Antoine, en fac de maths, entre rigueur et légèreté

Ma vie d'étudiant à Saint-Étienne : Antoine, en fac de maths, entre rigueur et légèreté

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Faire preuve de rigueur, tant pour résoudre des problèmes que pour s'astreindre à travailler régulièrement : tel est le secret pour réussir en licence de maths. Comme en témoigne Antoine, 21 ans : étudiant en deuxième année à l'université de Saint-Étienne, il a trouvé son rythme entre le suivi des cours et les moments de détente où il profite de la vie étudiante stéphanoise.

Ma vie d'étudiant en maths à la fac de Saint-Étienne : Antoine, entre rigueur et légèreté

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  • Depuis 1969, Saint-Étienne a son université

    Fondée il y a seulement 45 ans, l'université de Saint-Étienne revendique un "esprit pionnier", notion qui transparaît dans le nom de Jean Monnet, père de l'Europe.

  • Le campus de la Métare, cocon des étudiants scientifiques

    Sur les hauteurs de Saint-Étienne, le campus de la Métare rassemble environ 4.000 étudiants de la faculté des sciences et techniques, le département STAPS et l'IUT (institut universitaire de technologie).

  • Entre deux cours, rendez-vous à la BU !

    "La BU est juste à côté du bâtiment où on a cours. Le midi ou quand on a une heure de creux, on ne se prive pas d'y aller" (Antoine, 21 ans, L2 de maths)

  • Travailler seul ou à plusieurs

    Calme et spacieuse, avec ses longues rangées de tables, la BU Métare dispose aussi de trois petites salles qui permettent aux étudiants de travailler en groupe.

  • La Tréfilerie, en centre-ville

    Desservi par le tramway, le campus de la Tréfilerie est le principal site de l'université de Saint-Étienne.

  • Une université pluridisciplinaire

    L'université de Saint-Étienne compte environ 17.000 étudiants de toutes les disciplines. Près de la moitié d'entre eux sont rassemblés sur le campus de la Tréfilerie.

  • La Tréfilerie, le cœur de l'université

    Qu'ils souhaitent travailler ou se détendre, les étudiants du campus de la Tréfilerie peuvent investir les salles mises à leur disposition.

  • La BU de la Tréfilerie

    Sur le campus de la Tréfilerie, la bibliothèque accueille les étudiants en semaine de 8h30 à 20h, et le samedi de 9h à 17h. Des horaires élargis depuis 2013 qui lui ont valu le label Noctam'BU.

  • Des études de droit à taille humaine

    Sur le campus de la Tréfilerie, le bâtiment de droit accueille les 1.400 étudiants juristes de l'université. Des effectifs relativement réduits qui permettent de privilégier les cours en petits groupes, et pas seulement les grands amphis.

  • 1.600 étudiants au sein de l'IAE

    L'IAE (institut d'administration des entreprises) est l'une des deux écoles internes à l'université, avec Télécom pour les ingénieurs.

  • Le Campus roannais pour des études de proximité

    Outre les quatre campus situés dans Saint-Étienne (Tréfilerie, Métare, Bellevue, Carnot), celui de Roanne abrite un centre universitaire et un IUT (institut universitaire de technologie), qui proposent des formations en droit-économie-gestion et sciences-technologies-santé.

  • Cap sur la professionnalisation

    "Former des diplômés qui ont de réelles chances de s'insérer sur le marché de l'emploi" : c'est l'objectif affiché par l'université de Saint-Étienne qui met l'accent sur les compétences acquises pendant les études. Des modules sont notamment organisés par Cap avenir, le service dédié à l'orientation et l'insertion professionnelle.

Antoine, 21 ans, étudiant en deuxième année de licence de maths à l'université de Saint-Étienne. // © S.Blitman

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Au départ, c'était la médecine qui attirait Antoine. Après son bac S, le voilà qui opte pour une PACES (première année commune aux études de santé) à l'université de Saint-Étienne. Mais "ce cursus demandait pour [lui] trop de travail et pas assez de réflexion", estime l'étudiant qui se tourne alors vers une licence de mathématiques. Aujourd'hui en deuxième année, le jeune homme de 21 ans se dit satisfait de sa réorientation : "En maths, il faut d'abord comprendre, se contenter d'apprendre par cœur ne sert à rien".

Les maths à la fac : un cran au-dessus du lycée...

Qu'on se le dise : les cours de maths à la fac ne ressemblent pas à ceux que vous pouviez avoir au lycée. Pour Antoine, la principale différence réside dans le niveau d'abstraction beaucoup plus élevé. "On ne nous demande plus de résoudre des problèmes qui correspondent à une situation concrète, le plus souvent il s'agit d'étudier et de démontrer quelque chose d'abstrait : une fonction, une intégrale, une série...

Conséquence directe : les exercices ne portent plus sur des chiffres mais se font presque tous sur de l'écriture littérale. D'ailleurs, les étudiants n'ont même plus de calculatrice...

En outre, l'enseignement universitaire est orienté vers la recherche. "Au lycée, compare Antoine, on nous demandait d'appliquer des formules dont on ne connaissait pas forcément l'origine. Là, il faut imaginer la solution soi-même. Pour cela, il faut accepter de creuser une piste même si l'on ne sait pas où elle mène, et ne pas avoir peur de ne pas trouver la bonne réponse tout de suite".

De l'imagination donc, mais aussi une grande rigueur car, rappelle l'étudiant, "les maths sont une science exacte, il faut être précis. Par exemple, la place d'un mot dans une démonstration est très importante." Et les correcteurs se montrent plus exigeants qu'au lycée.

... mais tout de même du temps pour savourer la vie étudiante

Néanmoins, "la quantité de travail n'est pas insurmontable. On a facilement nos week-ends de libres", estime Antoine qui a cependant, comme il le dit lui-même, "beaucoup profité de la vie étudiante en L1, et un peu trop en L2 : je me suis laissé surprendre et n'ai pas assez travaillé. Je faisais seulement acte de présence en cours, ce qui ne suffit pas. Résultat : je suis passé de justesse en fin de première année et j'ai redoublé ma deuxième. J'ai donc recommencé une L2 et cette fois, je m'y suis mis dès le début". Se donnant une ligne de conduite assez simple : "Savoir, avant de passer le pas de la porte, de quoi on va parler dans le cours". Aujourd'hui, il a trouvé son rythme et continue à sortir, mais plus modérément.

Les soirées étudiantes ont surtout lieu en centre-ville, alors que le campus de la Métare est, quant à lui, peu animé et relativement isolé : pour y accéder de nuit, la seule solution est la voiture, si l'on est sobre, ou la marche à pied, si l'on est sportif car il faut compter une petite heure de trajet et à la fin, ça grimpe...

Le conseil d'Antoine pour réussir sa licence : "Savoir, avant de passer le pas de la porte, de quoi on va parler dans le cours". // © Sophie Blitman

Un campus familial

Situé sur les hauteurs de Saint-Étienne, le campus de la Métare, qui abrite la faculté des sciences et techniques, est en effet un petit îlot, à l'écart de la vie stéphanoise. Des bus et trams font la liaison avec le centre-ville – en journée. Antoine, lui, vient en voiture de la Fouillouse, la commune où il habite avec ses parents, à une vingtaine de kilomètres de là. "Il y a l'autoroute tout du long et un parking à la fac, c'est assez pratique", apprécie-t-il.

Ainsi perchés sur leur colline, les étudiants apprécient le cadre champêtre, mais aussi la petite taille du campus qui rassemble un peu plus de 4.000 étudiants. "Cela donne un côté familial", sourit Florence, qui est venue du Luxembourg pour suivre ses études à Saint-Étienne : une ville "pas trop grande" où elle se sent bien. "La fac n'est pas très belle avec ses bâtiments gris, admet-elle, mais ce n'est pas l'important".

Ce qui l'est davantage, ce sont, notamment, les faibles effectifs. En L1, année commune à toutes les filières de sciences et technologie (maths, informatique, sciences de l'ingénieur...), "nous étions une petite centaine en amphi. Cette année en L2, nous sommes 15 ou 20 en tout, et il n'y a plus vraiment de différence entre les TD et les amphis", raconte Antoine.

Dans ce contexte, pas de raison d'être intimidé : les étudiants posent des questions en cours ou bien par mail. À moins qu'ils n'aillent trouver les enseignants dans leur bureau : "Ils sont assez disponibles pour nous", apprécie l'étudiant.

Des maths pour devenir prof

Comme la plupart de ses camarades de sa promo, c'est vers l'enseignement que se dirige Antoine. "Avec un père prof de maths et une mère instit, je baigne dans ce milieu depuis tout petit", reconnaît le jeune homme, rattrapé par la passion familiale après son détour par la première année de médecine.

D'ores et déjà, l'étudiant donne des cours particuliers à des lycéens, deux à six heures par semaine. "Bien sûr, gagner de l'argent est un plus, mais surtout j'adore enseigner !, s'enthousiasme-t-il. Voir les progrès des élèves est très gratifiant et cela me donne un petit aperçu du métier auquel je me destine".

Un futur dans lequel il s'est aussi projeté grâce au travail mené dans le cadre du PPP (projet personnel et professionnel) : "Cela m'a confirmé dans cette voie, témoigne-t-il. D'une part, je me suis fait une idée concrète de ce métier car il fallait interviewer un enseignant sur son quotidien. D'autre part, cela m'a appris quelle formation suivre pour y arriver, en l'occurrence le master MEEF" (métiers de l'enseignement, de l'éducation et de la formation). Antoine a encore deux ans avant de passer le CAPES et de se professionnaliser. D'ici là, il entend bien profiter de l'équilibre qu'il a trouvé entre sa formation et la vie étudiante stéphanoise.

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