Ma vie d'étudiante à Bristol : Florie, une matheuse au Royaume-Uni

Par Jean-Marc Engelhard, publié le 18 Janvier 2018
7 min

Étudiante en troisième année de licence de mathématiques, Florie a choisi de filer à l’anglaise… vers Bristol. Elle revient sur ses premières semaines, entre balades dans la ville, discussions avec ses colocataires et découverte du système d’enseignement local.

Si Florie a posé ses valises pendant un an à l’université de Bristol, ce n’est pas par hasard. "L’UPMC (université Pierre-et-Marie-Curie) dispose de partenariats avec de nombreux établissements anglophones. J’aurais pu partir aux États-Unis, mais pour une première expérience de vie à l’étranger, j’ai préféré ne pas trop m’éloigner de la France… Et j’ai opté pour Bristol, car j’avais envie de découvrir le Pays de Galles et les Cornouailles", confie cette étudiante de 20 ans.

Arrivée début septembre, avant le début des cours, elle s’est préoccupée de sa recherche d’un logement sur place. "J’avais fait une demande de chambre sur le campus de l’université, mais n’ayant pas de réponse, je voulais être sur place, d’autant que l’offre, à cette période, est déjà très réduite", explique-t-elle. Finalement, à peine arrivée, l’université lui propose une chambre dans l’une de ses résidences, à cinq minutes à pied du bâtiment de mathématiques !

Une ville très verte

Libérée de ce problème, en attendant la semaine d’intégration précédant le début des cours, elle profite de son temps libre pour se familiariser avec la géographie de Bristol. Verdict ? "C’est une ville dynamique, avec beaucoup d’étudiants. J’aime son côté 'vert', car il y a des parcs et la campagne n’est pas loin. J’apprécie également le fait de pouvoir effectuer la plupart de mes trajets à pied."

Florie profite de son temps libre pour visiter Bristol. Ici, le SS Great Britain, un bateau mythique construit en 1843 et restauré.
Florie profite de son temps libre pour visiter Bristol. Ici, le SS Great Britain, un bateau mythique construit en 1843 et restauré. // © Alejandro Acin pour l'Etudiant

En attendant la rentrée, Florie s’est offert deux escapades : l’une vers Cardiff et l’autre vers Bath, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. "En train, c’est à quinze minutes de Bristol ! C’est une très belle ville, avec une architecture magnifique. J’y ai notamment visité le musée Jane-Austen", raconte-t-elle.

Colocation à huit

Dans sa résidence étudiante, Florie dispose d’une chambre individuelle équipée d’une salle de bains. Seule pièce commune, la cuisine, qu’elle partage avec sept colocataires. "Ils sont tous Anglais, étudiants de première année en mathématiques, et deux d’entre eux prennent des cours de français", décrit-elle. Elle discute souvent avec eux et leur donne un coup de main, soit en français, soit en maths. "Mais nous mangeons rarement ensemble car je ne me suis pas faite à l’idée de dîner aussi tôt qu’eux !", avoue-t-elle.

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Si elle a désormais trouvé ses marques dans sa nouvelle vie, il lui a fallu un temps d’adaptation. "C’est la première fois que je vis seule, et dans un pays étranger… Au début, j’étais sous pression !" C’est d’ailleurs ce qui l’a conduite à s’inscrire à la salle de sport de l’université, pour décompresser. Un à-côté de 141 € annuels dans un budget que l’étudiante estime à 756 € mensuels, dont 519 € pour le loyer, 158 € pour la nourriture. Une précision mathématique !

Beaucoup de travail perso

Côté études, Florie envie la liberté offerte à ses camarades britanniques. "Ils ont peu de contraintes dans le choix des enseignements. En mathématiques, ceux qui souhaitent ne choisir que des cours sur les probabilités, les statistiques ou les mathématiques fondamentales peuvent le faire ! Moi, j’ai dû opter pour des disciplines en lien avec celles qui me permettront de valider ma troisième année à l’UPMC", explique-t-elle.

Autre différence de taille, le nombre d’heures de cours. Alors qu’à l’UPMC, les cours et TD (travaux dirigés) représentent vingt-cinq heures de présence par semaine, ici la durée des enseignements ne dépasse pas neuf heures. "Il n’y a pas de TD, mais davantage de travail personnel. Pour être sûre de ne pas être dépassée, je me suis fixée des heures de TD 'perso'", assure Florie, regrettant que la culture du travail en groupe soit moins développée qu’en France.

À la rentrée prochaine, Florie compte s’inscrire en master orienté statistiques, tandis que la plupart de ses camarades d’outre-Manche, munis de leur diplôme de niveau bac+3, partiront, quant à eux, à la recherche de leur premier emploi.

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