1. Ma vie d’étudiante à l’URCA : Tania, dans une bulle de Champagne

Ma vie d’étudiante à l’URCA : Tania, dans une bulle de Champagne

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Elle aura fini depuis longtemps son master GENI (génie des environnements naturels et industriels) quand le projet de l’université de Reims–Champagne-Ardenne (créer un grand campus qui rassemblera tous ses sites) aboutira à l’horizon 2020. Cela n'empêche pas pour autant Tania, 23 ans, d’apprécier d'ores et déjà ses études dans la capitale du champagne.

L'université de Reims en images

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  • Les "coquilles" ou "corolles"

    Ce bâtiment emblématique de l'université de Reims regroupe six amphis dans ses "pétales". Il se situe à l'entrée principale du campus Croix-Rouge. // © Delphine Dauvergne

  • La bibliothèque Robert-de-Sorbon

    La bibliothèque universitaire du site Croix-Rouge met à disposition des étudiants plus de 130.000 ouvrages en accès libre. // © Delphine Dauvergne

  • À l'intérieur de la bibliothèque...

    Une centaine de postes informatiques donnant accès à Internet sont mis à la disposition des étudiants du campus. // © Delphine Dauvergne

  • Le quartier Croix-Rouge

    Aux abords du tramway, la ville de Reims rénove le quartier Croix-Rouge. // © Delphine Dauvergne

  • Le campus santé

    La faculté de médecine se situe à quelques arrêts de tram du campus Croix-Rouge. Le projet de Grand Campus aura pour but de mieux les relier, notamment via une piste cyclable. // © Delphine Dauvergne

  • Le campus Moulin-de-la-Housse

    À l'entrée du campus scientifique trônent également les amphithéâtres. // © Delphine Dauvergne

  • 45 hectares

    Le campus Moulin-de-la-Housse, très aéré, dispose de pas moins de 45 hectares de terrain. // © Delphine Dauvergne

  • Le restaurant universitaire

    À cinq minutes à pied du campus Moulin-de-la-Housse, les étudiants peuvent déjeuner au restaurant universitaire. // © Delphine Dauvergne

  • La cafétéria

    Le campus scientifique dispose d'une petite cafétéria, pouvant accueillir une vingtaine de personnes. // © Delphine Dauvergne

  • Commerces de proximité

    Les seuls commerces aux abords du campus Moulin-de-la-Housse sont pris d'assaut à l'heure du déjeuner. // © Delphine Dauvergne

  • Un cours d'informatique

    Dans les locaux du campus Moulin-de-la-Housse, les salles de classe sont assez sobres. // © Delphine Dauvergne

undefinedTania étudie sur le campus Moulin-de-la-Housse. // © Delphine Dauvergne

undefinedL'UNIVERSITÉ DE REIMS EN IMAGES : accédez au diaporama.

S'inscrire à l'URCA (université de Reims – Champagne-Ardenne) était une évidence pour Tania. Habitant à Épernay, à 30 kilomètres de Reims, l'étudiante de 23 ans a choisi de ne pas quitter sa région natale. "Autant rester ici plutôt que de suivre les mêmes études ailleurs, d'autant plus que mes parents n'ont pas les moyens de financer des études à Paris", argumente-t-elle. Aujourd'hui, de plus en plus de jeunes de la région font ce choix : la vie rémoise coûte moins cher et les formations sont de qualité. Depuis 2012, l'université a ainsi gagné plus de 2.000 étudiants.

Après avoir passé deux années en première année de médecine, Tania s'est réorientée et a validé une licence BBTE (biologie, biochimie, Terre et environnement). Aujourd'hui, elle poursuit son parcours en M1 GENI (génie des environnements naturels et industriels). L'an prochain, l'étudiante compte intégrer un M2 SQHE (sécurité, qualité, hygiène et environnement industriel).

undefinedPour étudier de manière conviviale, le campus dispose seulement d'une petite cafétéria. // © Delphine Dauvergne

L'apprentissage des risques

C'est la rencontre d'une responsable hygiène et environnement, lors d'un job étudiant à l'hôpital d'Épernay, qui a donné envie à cette scientifique de travailler sur la sécurité, la pénibilité et les risques dans une entreprise. "Apprendre à éviter les accidents, bien suivre les normes me plaît. J'aime la rigueur et les responsabilités", justifie-t-elle.

Cette année, sa formation se concentre sur la pollution de l'air, le sol, mais aussi sur les impacts industriels sur les êtres vivants et l'environnement. "Nous avons souvent des travaux pratiques. J'aime bien mettre en application ce qui a été vu en cours. Par exemple, pendant le cours sur les risques dans les produits pharmaceutiques et cosmétiques, j'ai appris les règles, mais j'ai aussi testé les produits", décrit Tania.

Le grand écart entre deux sites

Cette matière est enseignée à la faculté de pharmacie, à l'autre bout de Reims. "Les cours sont généralement planifiés en fin de journée de 18h à 20h. On finit souvent vers 16h au campus Moulin-de-la-Housse, ce qui nous laisse du temps pour faire le trajet. Mais lorsque les cours s'enchaînent sans pause, nous sommes obligés de nous arranger avec le professeur pour partir plus tôt", raconte l'étudiante. Elle bénéficie heureusement d'une voiture pour faire ce trajet rapidement.

Le projet de regroupement des campus sur le site des sciences humaines et sociales, Croix-Rouge, prévu pour l'horizon 2020, devrait permettre de régler ce genre de contraintes. Mais l'une des raisons premières de ce déménagement est que "certains locaux de Moulin-de-la-Housse sont vétustes". Ce projet de grand campus prévoit de mutualiser les bâtiments. Numérique, pédagogie innovante et développement durable sont aussi au programme. "Si l'aspect écologique est pris en compte, cela ne pourra être que mieux. J'espère que les espaces verts seront privilégiés", commente Tania. À l'heure actuelle, le campus Moulin-de-la-Housse dispose de 45 hectares de terrain, ce qui laisse les étudiants respirer.


undefinedLa bibliothèque du campus permet à Tania de trouver tous les livres dont elle a besoin. // © Delphine Dauvergne

L'espoir d'une vie étudiante meilleure

Malgré tout ce terrain disponible, le campus scientifique manque d'infrastructures. "Nous bénéficions d'un restaurant universitaire et d'une petite cafétéria, mais pas vraiment d'endroits pour se retrouver pour travailler et discuter", regrette Tania. Elle avoue "passer peu de temps sur le campus en dehors des cours", même si elle est déjà allée à des soirées universitaires et consulte de temps en temps des livres à la bibliothèque. L'idée d'un grand campus mieux équipé fait donc rêver les étudiants du site scientifique, qui se sentent un peu isolés pour le moment.

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