1. Mouvement anti-LRU : vers la reprise des cours
Reportage

Mouvement anti-LRU : vers la reprise des cours

Envoyer cet article à un ami

Après plusieurs semaines de blocages des facs contre la loi LRU, la majorité des étudiants retrouvent le chemin des amphis. Toutefois, le casse-tête de l'organisation des examens de janvier ne fait que commencer dans les universités perturbées.

Nancy, Reims, Lille I, Angers, Nantes et même la très contestataire Tolbiac. Peu à peu, les universités votent la levée des blocages. Mercredi 12 décembre 2007, le ministère de l'Enseignement supérieur recensait "cinq sites perturbés à des degrés divers" dont deux fermés. Parmi ceux-là, une seule université parisienne, Censier, maintenait encore les piquets de grève. Rappelons qu'il y a trois semaines, au plus fort de la contestation anti-loi LRU (pour "libertés et responsabilités des universités"), plus de la moitié d'entre elles étaient perturbées. Malgré l'appel, le week-end du 8 décembre, de la Coordination nationale à poursuivre le mouvement jusqu'à l'abrogation de la loi, la mobilisation s'essouffle et tout porte à croire que la semaine prochaine les étudiants rejoindront sagement les cours.
 

Certaines facs résistent encore et toujours…

 
Toutefois, quelques universités comme Lille III, Saint-Denis, Amiens ou Montpellier III résistent encore au déblocage généralisé. Certaines assemblées générales vont jusqu'à revoter le blocus après sa levée comme à Toulouse II-Le Mirail. Pas de quoi relancer la mobilisation, semble-t-il. Pour preuve, la manifestation mardi dernier appelée par la Coordination nationale, n'a rassemblé que quelques milliers d'étudiants sur toute la France (200 à Lyon, 500 à Marseille, 400 à Caen) et le défilé parisien a même été annulé. Même constat du côté des lycées. Alors qu'il y a deux semaines plusieurs dizaines d'établissements étaient bloqués, les lycéens retrouvent le chemin des classes progressivement. Est-ce le retrait de l'UNEF (Union nationale des étudiants de France) ou les rallonges budgétaires accordées par le gouvernement qui ont eu raison du mouvement ? Difficile à dire… Ce qui sûr c'est que la question des examens de la session de janvier constitue un véritable casse-tête pour les universités où les cours ont été interrompus plusieurs semaines.
 

Des décisions au cas par cas

 
D'après le ministère, aucune directive nationale n'a été donnée. Le problème est donc géré au cas par cas selon les sites. Au Mirail, la présidence affirme dans un communiqué que "la validation du semestre est largement menacée". A Saint-Denis, les étudiants toujours mobilisés expliquent que la question est traitée UFR (unité de formation et de recherche) par UFR et comptent sur un report des partiels en février. A Paris X-Nanterre, Mathilde de l'UNEF raconte que "les enseignants rattrapent les cours le samedi et le soir". A Rennes II, la direction de l'université explique : "Grâce à des systèmes de rattrapages et de cours en ligne, le calendrier des examens reste le même en dépit des onze jours de blocus". A Nancy II, l'ensemble de la communauté universitaire a signé mercredi 12 décembre un protocole d'organisation des examens prévoyant la prolongation du semestre d'une semaine. Les facultés perturbées n'excluent aucune option pour sauver leur session de janvier. Reste à savoir si, d'ici là, tous les sites auront été débloqués.

envoyé par Sensc


Et pour rire un peu...

Sommaire du dossier