1. Plan licence : les facs luttent contre l'échec
Enquête

Plan licence : les facs luttent contre l'échec

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Réduire de moitié l’échec en premier cycle d’ici à cinq ans, c’est le but du plan licence. Mais le sujet mobilise les universités depuis plusieurs années. Premier bilan.

"Dire stop à la boucherie pédagogique en licence : c’est l’une de nos vieilles revendications !" Mem­bre du bureau national du syndicat UNEF (Union nationale des étudiants de France), Anna Mélin ne peut que se réjouir du plan sur la réussite en licence, annoncé en décembre dernier par Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Celui-ci vise à réduire de moitié le taux d’échec en 1er cycle à l’université. Soit passer, d’ici à 2012, de 50 à 25% d’échec en 1ère année.
 

L’objectif est ambitieux, le sujet pas franchement nouveau
 

Depuis des années, les universités tentent d’aider les nouveaux inscrits à devenir autonomes et à réussir leurs parcours. Avec la massification de l’enseignement supérieur, elles ont dû accueillir des milliers de jeunes bacheliers technologiques ou professionnels, arrivés en fac faute d’avoir été acceptés dans des cursus plus adaptés à leur profil et donc peu préparés aux études universitaires.

Parmi les mesures prises dernièrement, on peut citer le tutorat, instauré dès 1997, ou les licences professionnelles, créées en 2000 pour élargir les débouchés des jeunes formés à la fac. Mais aucun de ces dispositifs n’a eu d’impact véritable pour réduire l’échec. Ensuite, le chantier du passage au système LMD (licence, master, doctorat), qui a beaucoup occupé les universités, a mis au second plan les dispositifs de soutien pédagogique.

L’initiative ministérielle arrive donc à point pour redonner un coup de projecteur sur cette question cruciale. Son approche globale ne limite pas la réussite aux seuls aspects pédagogiques, mais insiste, en amont, sur l’importance de l’orientation des futurs étudiants. Outre la rénovation du contenu de la licence (avec une 1ère année pluridisciplinaire et une spécialisation progressive au cours des 3 ans), le plan prévoit donc l’information des lycéens à travers l’orientation active et, enfin, l’élargissement de l’accès aux filières professionnelles – DUT (diplômes universitaires de technologie) et BTS (brevets de technicien supérieur) – en priorité aux bacheliers technologiques, professionnels ou aux étudiants en échec.
Sommaire du dossier
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