1. Plan licence : au Havre, plus d'accompagnement personnalisé
Enquête

Plan licence : au Havre, plus d'accompagnement personnalisé

Envoyer cet article à un ami

Réduire de moitié l’échec en premier cycle d’ici à cinq ans, c’est le but du plan licence. Mais le sujet mobilise les universités depuis plusieurs années. Premier bilan.

Petite université de 6.500 étudiants (dont environ 1.200 inscrits en 1ère année), Le Havre (76) a fait de l’aide à la réussite un "objectif prioritaire", indique Emmanuelle Annoot, vice-présidente en charge du CEVU. Le fait d’accueillir des petits effectifs (134 inscrits en L1 anglais et 274 en sciences et techniques) facilite la tâche, et notamment le dialogue entre étudiants et enseignants. Sans attendre le plan ministériel, l’université a mis en place un dispositif global, de l’accueil à l’accompagnement. Exemple d’initiative : l’instauration, dès le 1er semestre de L1, des tests de français pour les étudiants en lettres et des tests de langue en licence d’anglais.

Objectif : repérer des difficultés le plus tôt possible pour pouvoir y remédier par le biais du tutorat. Pratiqués tous les 15 jours, ces tests constituent une sorte d’entraînement, analyse la vice-présidente : "Les étudiants sont pris dans une dynamique de travail et se sentent moins anonymes." Même principe d’un suivi individualisé en droit-éco-gestion pour les élèves en difficulté, qui bénéficient de 3 entretiens individuels de 20 minutes. Enfin, si l’échec se confirme, des passerelles existent avec 2 filières d’IUT – GEA (gestion des entreprises et des administrations) et informatique –, qui proposent une rentrée décalée en février.


Sommaire du dossier
Retour au dossier Plan licence : priorité à l'accompagnement Plan licence : des différences suivant les disciplines Plan licence : l’orientation personnalisée fait défaut Plan licence : à Metz, des heures supplémentaires Plan licence : au Havre, plus d'accompagnement personnalisé Simone Bonnafous : "La pédagogie au service de l’étudiant est réhabilitée"