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Enquête

Plan licence : des différences suivant les disciplines

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Réduire de moitié l’échec en premier cycle d’ici à cinq ans, c’est le but du plan licence. Mais le sujet mobilise les universités depuis plusieurs années. Premier bilan.

Les petites facs sont les lus innovantes
 

Au-delà des projets, reste qu’en matière de lutte contre l’échec, tous les établissements ne sont pas égaux. "On constate de très gros écarts dans l’accompagnement pédagogique en fonction des effectifs accueillis en 1ère année, insiste Simone Bonnafous, présidente de l’université Paris 12-Val-de-Marne (lire témoignage). Entre une fac de droit qui accueille 1.000 étudiants et un département d’IUT (institut universitaire de technologie) avec 50 inscrits, l’hétérogénéité des situations est très grande." Ce sont, du coup, les petites facs de province comme Pau, Brest, Le Havre qui sont souvent les plus innovantes et dynamiques en la matière (lire "Au Havre, plus d'accompagnement personnalisé").
 

Certaines "grandes" disciplines encore à la traîne
 

De même, confron­tés à une crise de leur recrutement, avec une baisse régulière des inscrits en 1ère année, les départements scientifiques ont pu plus facilement que d’autres développé le travail en petits groupes. À l’inverse, certaines filières ont encore des efforts à faire. "En droit ou en sciences éco, la réflexion sur la pluridisciplinarité a encore du mal à passer : les enseignants s’arc-boutent encore sur la défense de leur discipline", dénonce Anna Mélin, de l’UNEF.
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