1. Bilan plan licence à Brest : au secours des échoués de médecine
Enquête

Bilan plan licence à Brest : au secours des échoués de médecine

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Deux ans après son lancement, quels sont les premiers résultats du plan pour la réussite en licence destiné à aider les étudiants de 1ère année ? Si les universités ont multiplié les initiatives et renforcé les dispositifs comme le tutorat ou l’enseignant référent, il manque encore des résultats chiffrés pour évaluer l’effet sur la réussite. Esquisse d’un 1er bilan et présentation de quelques initiatives à Reims, Brest et Paris 13.

À l’université de Brest, comme dans la plupart des établissements, les responsables n’ont pas attendu le plan de Valérie Pécresse, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche, pour s’efforcer de réduire la fracture entre le lycée et les premiers mois d’université. Développement du tutorat, création d’une unité d’enseignement "projet professionnel", stage obligatoire en licence, création des enseignants-référents sont quelques unes des mesures prises ces dernières années en faveur des quelque mille étudiants de licence 1.

Dans le cadre de l’orientation active, l’université a resserré ses liens avec les lycées pour mieux informer sur les possibilités d’études en fac. L’information des bacheliers dans le cadre de la pré-inscription sur le site Admission-post-bac fonctionne bien, selon Thierry Michot, le vice-président du CEVU (Conseil des études et de la vie universitaire). "Cela nous a permis de toucher un public différent. Depuis 2 ou 3 ans, des bacheliers qui d’habitude postulaient en prépa ou en IUT [institut universitaire de technologie] préfèrent l’université. Je pense qu’ils ont une vision moins déformée et caricaturale des études à la fac".
 

Piloter les réorientations

 
Mais le gros chantier de la rentrée 2010 à l’université de Bretagne Occidentale porte sur la réforme des études médicales et la mise en place de la PACES (première année commune aux études de santé). "La réforme prévoit qu’à la fin du 1er semestre, les 15 % d’étudiants les plus en difficulté soient réorientés vers une autre filière", explique Thierry Michot. À cet effet, un poste à plein-temps a été créé par l’UFR (unité de formation et de recherche) de médecine pour aider les étudiants de 1ère année en difficulté à se réorienter en cours d’année. Les quelque 140 élèves concernés pourront se voir proposer de rejoindre une licence de biologie, de STAPS (sciences et techniques des activités physiques et sportives) ou d’autres formations (DUT génie biologique ou GEA, institut de formation en soins infirmiers ou écoles d’ingénieurs). Ils pourront également recevoir des enseignements renforcés pour valider leur 1er semestre sans perdre de temps. Ceux qui ont été réorientés dès le semestre 1 pourront même retenter leur chance au concours après avoir suivi trois semestres à l’université. "Pour ces étudiants en grande difficulté, qui ont eu entre 0 et 4/20 de moyenne en janvier, l’objectif est de rebondir avec un nouveau projet ou de mûrir pour retenter le concours", conclut Anne Bordron, responsable de la coordination du projet et de l’information des étudiants.
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