Université de Brest : priorité aux premiers cycles

Par Emmanuel Vaillant, publié le 21 Janvier 2014
4 min

Dans les premiers cycles, où toutes les filières de spécialités sont représentées à l’exception des études de pharmacie, les étudiants sont bien accompagnés et le droit à l’erreur leur est autorisé.

"Avec une offre pluridisciplinaire de formations dans nos premiers cycles, nous attirons les lycéens en leur faisant une promesse forte : celle de les accompagner dans leur réussite et, si besoin, en cas de difficultés, de les réorienter vers la filière qui leur correspondra le mieux", souligne Catherine Archiéri, la vice-présidente aux relations lycées-université.   

Faire découvrir l’université aux lycéens


Pour preuve de cette volonté, l'UBO se classe à la 7e place des universités françaises pour la réussite de ses étudiants de licence. Plusieurs dispositifs sont en place depuis quelques années déjà. Avec pour premier objectif de rassurer les lycéens qui, pour les deux tiers d’entre eux, viennent du département du Finistère (29). C’est par exemple, le dispositif Sciences passion mer qui permet à des lycéens en première et terminale de découvrir les sciences de la mer avec des chercheurs. Ce sont aussi les stages Hippocampe qui proposent à des élèves en classe de première de s’initier à la recherche scientifique. Et aussi des témoignages d’étudiants mis en ligne pour raconter leurs parcours sur un blog ad hoc : Express’O. Autant d’initiatives qui visent à "donner envie de se lancer dans des études supérieures", précise Catherine Archiéri. 


Des tuteurs pour les étudiants en difficulté


Une fois dans la place, encore faut-il faire réussir les étudiants. "Dès le premier trimestre, un enseignant référent est chargé de repérer et d’accompagner les étudiants pour les aider à mieux s’organiser dans leur travail, ou si besoin pour leur proposer une réorientation. C’est un droit à l’erreur qui leur est reconnu", souligne Anne Lagadec, la directrice du service universitaire d'accueil, d'orientation et d'insertion professionnelle, dénommé Cap’Avenir. Pour tous ceux qui ont avant tout besoin de soutien dans leur parcours, le tutorat est ici bien rodé. Étudiante en master actions sociales et santé, Nadia joue ainsi en tant que tutrice auprès d’étudiants de première année un peu perdus un rôle de vigie : "Mon rôle est de leur montrer comment utiliser les ressources à portée de main comme les bibliothèques. Mais aussi de les aider à organiser leur emploi du temps et à avoir des méthodes de travail."

La bibliothèque universitaire dispose d'un important fonds documentaire spécialisé sur la Bretagne et les pays celtiques (54.000 ouvrages, dont 5.000 en breton) // © E. Vaillant

Le dispositif O2 pour se réorienter très vite


Quant aux étudiants qui, dès le début d’année, estiment s’être trompés d’orientation, ils peuvent rejoindre le dispositif "02" qui est censé leur apporter une bouffée d’oxygène. "Il s’agit d’un parcours de 7 semaines avec d’une part des modules collectifs pour tester des disciplines, d’autre part des entretiens individuels pour ‘construire son projet et son orientation, explique Thierry Michot, vice-président en charge des réussites et de l’insertion professionnelle. "

Le dispositif de réorientation est aussi particulièrement développé en 1re année d’études de santé. "Dès le 15 septembre les étudiants en difficultés peuvent changer de voie, puis à partir de janvier ceux qui sont le plus en difficultés, soit 15 % des étudiants, sont obligatoirement réorientés, selon leurs résultats, vers une classe préparatoire, un BTS [brevet de technicien supérieur], une prépa IFSI [institut de formation en soins infirmiers], une licence, une école d’ingénieurs…", détaille Anne Bordron, responsable pédagogique pour la réorientation des étudiants de PACES [première année commune aux études de santé], qui assure que "désormais la PACES fait moins peur".

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